Financement des projets de l’Etat : le Minfi récompense ses partenaires

Cinq banques primées lors d’un dîner de travail offert par Louis Paul Motaze le 20 février dernier à Douala.

643 milliards F ont été levés par l’Etat du Cameroun en termes d’émissions de titres publics en 2019, selon des chiffres communiqués par Louis Paul Motaze, ministre des Finances. Une performance rendue possible grâce à un partenariat gagnant-gagnant entre l’Etat du Cameroun, les spécialistes en valeurs du trésor (SVT) et tous les investisseurs institutionnels. Partenariat célébré le 20 février 2020 à Douala, lors d’un dîner de travail à l’occasion de la présentation du programme des émissions des titres publics au titre du budget 2020 de l’Etat du Cameroun. 
Au cours de cette soirée, cinq SVT sur les 20 agréés par l’Etat ont été primés au regard de leur accompagnement sur le marché des titres publics en 2019. Leurs performances se basaient sur quatre critères principaux : la participation aux séances de travail du cadre de concertation entre l’Etat et les SVT ; la participation aux séances d’adjudication ; la quote-part dans le montant mobilisé et les efforts pour développer le marché secondaire. Et c’est Ecobank Cameroun qui a été premier de la classe, suivi par Société générale Cameroun, puis Bicec Cameroun. Pour les deux autres places de ce Top 5, on retrouve Afriland First Bank et Standard Chartered Bank.
Louis Paul Motaze n’a pas manqué de souligner la sûreté du marché des titres publics aux investisseurs : « En 10 ans, nous avons construit un partenariat riche, solide et fructueux qui a permis de mobiliser près de 2000 milliards F, pour faire face aux problèmes de trésorerie de l’Etat et pour financer certains projets d’investissement. Pour toutes ces opérations, le Trésor public n’a eu aucun défaut de paiement ni de remboursement différé.»
Autre élément attractif, en plus des taux d’intérêt, il y a le financement de nombreux projets structurants, rentrant dans la deuxième phase de la vision du chef de l’Etat Paul Biya pour l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035, pour la période 2020-2030. Un financement que l’Etat ne pourra assurer seul. Dans sa nouvelle stratégie d’endettement donc, le gouvernement envisage augmenter progressivement la part du financement intérieur pour atteindre 30% à moyen terme. Et le Cameroun a encore de la marge, quand on sait que la dette globale de l’Etat, à hauteur de 8500 milliards F, constitue environ 38% du Produit intérieur brut (PIB). Loin du plafond de la Cemac qui fixe le maximum de la dette publique des Etats à 70% du PIB.
 

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