Propos du président Emmanuel Macron : la jeunesse camerounaise désaprouve

Hier, devant l’ambassade de France à Yaoundé, près d’un millier de jeunes ont manifesté leur indignation et réitéré leur soutien au chef de l’Etat.

Ils étaient près d’un millier de jeunes gens, filles et garçons, à prendre d’assaut l’esplanade de l’ambassade de France au quartier Olezoa, à Yaoundé hier. Du coup, au niveau du tronçon qui va de la chapelle au Monument de la Réunification, en traversant l’ambassade, la circulation est hyper filtrée. Elle est même interdite aux véhicules. Gendarmes et policiers veillent au grain. Devant l’ambassade, des jeunes reprennent en chœur des chants de ralliement ; ils brandissent leurs drapeaux larges ou miniaturisés, scandent le nom de Paul Biya. Le tout, sous les regards approbateurs des populations voisines et des passants.  Ces jeunes sont venus protester contre les propos du président de la République française, Emmanuel Macron, qualifiés par la plupart de « discourtois ». « Nous sommes venus ici pour condamner les paroles du président français, à l’endroit du nôtre. Nous sommes là pour témoigner notre soutien au chef de l’Etat, notre patriarche, et réaffirmer l’indépendance et la souveraineté du Cameroun », déclare Stéphane M., étudiant à l’université de Yaoundé II-Soa.
Sous l’encadrement des forces de maintien de l’ordre déployées pour la circonstance, ces jeunes dont l’âge varie visiblement entre 20 et 35 ans, ont également réaffirmé leur attachement à la patrie, à la nation camerounaise, à travers la haute institution qu’est le président de la République, incarnée par Paul Biya. Vêtus de t-shirts noirs aux couleurs nationales (vert, rouge et jaune), ils brandissent banderoles et pancartes. Sur ces supports, l’on peut lire : « M. Macron, c’est le président Biya notre seul président ». D’où le message de « soutien total et viscéral à notre président de la République » qu’affichaient les jeunes du département du Nyong-et-Mfoumou.  
Ces jeunes compatriotes ont par ailleurs rappelé que le Cameroun est un pays indépendant et par conséquent, souverain. Dès lors, il ne saurait être « la chasse gardée de quelqu’un », il n’est donc pas « un Dom-Tom ». C’est donc dans cette optique qu’ils ont récusé « la nouvelle colonisation » ou le « paternalisme néocolonial », lequel peut conduire « à l’ingérence de la République française », a affirmé Marcel B., leader d’opinion. A travers leurs pancartes, ces jeunes ont réaffirmé le caractère « un et indivisible » du Cameroun. Fort de cette conviction, ils s’interrogent : « France, pourquoi portes-tu atteinte à mon futur en permettant le financement du terrorisme dans mon pays ? » 
 

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