Tronçon Mosquée Essos-Mimboman : le Minhdu prescrit l’accélération des travaux

En visitant le chantier hier à Yaoundé, Célestine Ketcha Courtès a demandé aux ouvriers de travailler de jour comme de nuit.

« Ce n’est pas normal qu’on parle à cette date de libération d’emprises ». En visitant le tronçon Mosquée Essos-Terminus Mimboman hier à Yaoundé, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain n’a pas caché son indignation. Cet axe est en chantier depuis septembre 2017. Les travaux devaient être livrés en septembre 2018. Mais jusqu’à ce mois de février, les deux voies avec terre-plein central ne sont pas encore visibles. Les caniveaux ont été aménagés à certains endroits, le terrassement bouclé, mais il y a encore à faire, avant que les populations puissent profiter de cette route incluse dans le Plan d’urgence triennal, prescrit par le président de la République, Paul Biya.
Et sur le terrain hier, le ministre n’est pas allé du dos de la cuillère. « Est-ce que vous travaillez dans la nuit ? », a-t-elle demandé. « Ils ne font rien Madame », lance un riverain dans la foule. Et le ministre de rebondir. « Mettez-vous en situation d’urgence. Ce chantier a déjà pris beaucoup retard et vous ne pouvez plus seulement travailler le jour », a martelé Célestine Ketcha Courtès.
Pour la petite histoire en effet, le ministre explique que lors de sa précédente descente sur le site, l’entreprise avait promis de boucler les travaux en décembre 2019. « A cette date-là, ils nous avaient parlé de problèmes d’emprises et ces difficultés ne devaient plus exister aujourd’hui comme c’est le cas. Nous sommes à un mois du CHAN. Ce n’est pas normal que pour une route aussi stratégique, on parle encore de libération d’emprises », regrette-t-elle. Après avoir écouté les plaintes de certains riverains, le ministre a été très clair. « Les Camerounais doivent être acteurs de leur développement. Le chef de l’Etat l’a dit. Le développement doit être une cause nationale. Si vous êtes installés sur le passage piéton, même s’il y a eu une mauvaise évaluation, vous le libérez d’abord et ensuite on voit ce qu’il y a lieu de faire », a-t-elle insisté. Elle a ainsi demandé à l’entreprise camerounaise, d’accélérer les travaux. Insistant sur le fait que l’axe soit ouvert à la circulation d’ici le 20 mars. C’est dans cette logique qu’elle a invité l’ensemble des acteurs : populations, chefs de quartiers et les entrepreneurs à un sursaut patriotique, de peur qu’elle ne prenne des mesures drastiques. « S’ils ne peuvent pas se mettre au travail, je leur retire le marché et je suis sûre que le travail va se faire », a promis Célestine Ketcha Courtès.
 

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