Economie

Financement islamique au Cameroun : le gouvernement soutient le projet

Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze a présidé hier, la première session du Comité de pilotage d’appui au financement de la microfinance.

La mise en œuvre et le suivi des actions visant le développement et la valorisation du financement étaient au cœur de la première session du Comité de pilotage du Programme d’appui au financement de la microfinance islamique au Cameroun (Pfmmic). En effet, le renforcement de l’offre de financements des microprojets à partir des canaux spécifiques est un challenge. Au cours de la phase de pilotage menée en partenariat avec le Crédit du Sahel, la Caisse d’épargne et de crédit du Septentrion, et la Caisse de financement en mode islamique installés respectivement dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua, cinq modes de financements à savoir musharaka, moudaraba, salam, idjara et istina (concepts propres à l’islam) ont été testés avec succès. Leur mise en œuvre a porté sur 519 projets destinés à 1 500 bénéficiaires, pour un financement initial de 600 millions de F reçus de la Banque islamique de développement. « La diversification des modes de financement est une des voies qui pourrait garantir à notre pays une nouvelle approche dans la recherche des financements innovants susceptibles de combler les insuffisances relevées dans les services bancaires classiques et de faire la promotion de l’économie réelle », a souligné le Minfi.
Selon le coordonnateur du Pfmmic, Amadou Bouba, le financement islamique est répandu dans les pays africains comme le Sénégal, la Tanzanie et le Kenya, mais aussi dans les pays occidentaux. Il nécessite la formation, une organisation en interne parce que le suivi du financement en mode islamique n’est pas le même que celui en mode classique. « Nous devons tout mettre en œuvre afin que l’activité financée prospère. Ce type de financement est fondé sur les principes coraniques, mais cela n’enlève en rien son caractère scientifique et les vertus qui peuvent être bénéfiques pour l’ensemble de nos concitoyens de toutes les religions », a expliqué Amadou Bouba. Mais il faut noter que les activités qui ont un lien avec la commercialisation et la production des alcools sont proscrites, ainsi que la commercialisation de la viande du porc et les activités liées aux jeux de hasard ne sont pas éligibles à ce mode de financement. L’événement d’hier a été suivi de l’installation des responsables désignés au Comité de pilotage du Pfmmic par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, président dudit programme. 
 

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