Tunisie : le gouvernement entre en scène

La composition de l’équipe a été approuvée par le parlement mercredi dernier après 15 heures de débats. Ce matin, elle prend service après la prestation de serment hier au palais de Carthage.

Le premier gouvernement du président Kaïs Saied entre en fonction ce vendredi après la passation de service avec le gouvernement issu de l’ancien régime qui liquidait les affaires courantes. Cette entrée en service intervient après une autre cérémonie protocolaire de prestation de serment du Premier ministre Elyes Fakhfakh et sa formation gouvernementale hier au palais présidentiel. C’est le dénouement d’un feuilleton qui a tenu en haleine pendant plusieurs mois, le peuple tunisien et les mordus de l’actualité internationale. Depuis son investiture en octobre 2019 à l’issue d’une présidentielle toute aussi palpitante, le nouveau président de la République n’avait pas de gouvernement. Une première tentative a échoué au Parlement en janvier dernier. Rien n’était acquis pour Elyes Fakhfakh et du coup le spectre de la dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) planait lorsque mercredi dernier, la nouvelle de la validation de son équipe gouvernementale est tombée comme une …fumée blanche. La confiance a été acquise au bout d’un vote avec 129 voix pour, 77 contre et une abstention sur un total de 207 députés. Les 15 heures de débats renseignent à suffisance sur les rebondissements dans les discussions.
C’est un ouf pour Kaïs Saied, le président de la République pour qui peut commencer véritablement son mandat à la tête de l’Etat, un soulagement aussi pour l’Assemblée des Représentants du peuple et surtout pour le Premier ministre qui sort d’âpres négociations colorées de chantages, de pressions, etc. 
Le curseur vient de se poser sur un autre enjeu : assurer les réformes promises par le chef du gouvernement pour redresser l’économie, rééquilibrer les forces politiques, réconcilier le peuple tunisien. Une véritable mise à l’épreuve à laquelle doit faire face Elyes Fakhfakh. Beaucoup d’élus ont avoué avoir donné leurs voix pour sauver le parlement. Selon des sources crédibles, Nabil Karaoui, candidat malheureux à la présidentielle et leader d’un groupe parlementaire n’a pas caché sa déception de n’avoir pas eu un portefeuille ministériel et a déclaré se placer dans l’opposition. 

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