Football féminin: le casse-tête du calendrier

L’absence de visibilité autour de la programmation perturbe les clubs.

 

A chaque journée, rien n’est clair pour les dix clubs de première division engagés, cette année, dans le championnat national de football féminin. Le calendrier, véritable casse-tête, ne cesse de changer. C’est lundi au soir (la semaine dernière, ndlr) que Panthère Security a reçu un appel de la Fédération camerounaise de football. L’un des responsables de la Commission de football féminin lui annonçait sa rencontre de mercredi dernier. « Nous avons joué à Edéa dimanche 31 juillet et l’on nous annonce que nous jouons mercredi 3 août contre AS Green City », raconte Hassan Balla, entraîneur de l’équipe de Garoua. Rien n’est calé d’avance d’après les clubs. Les promoteurs de clubs et autres entraîneurs sont souvent informés de la planification de leurs rencontres par téléphone.

Le message est généralement : « Tu joues tel jour contre tel dans telle ville et à telle heure », décrit-on du côté des clubs. Et l’appel est très souvent passé à 48 h de la rencontre. Hamadou Boubakari, président de ASFF Diamaré de l’Extrême-Nord, lui, trouve que « le calendrier est connu mais on ne le respecte pas. Présentement (mardi 2 août dernier, ndlr), on me demandait de rejoindre Yaoundé parce que j’avais un match le jeudi 4 août. J’ai joué le 31 juillet. Ce n’est pas facile puisque nous avons besoin d’au moins deux jours pour nous rendre sur le site de la rencontre », se plaint-il. Les complaintes sont les mêmes entre Yaoundé, Ebolowa, Douala, Maroua. « Cela perturbe dans l’organisation de l’équipe, dans l’entraînement et dans la prise en charge même », raconte Baba, le président de AS Djamboutou. Lors de la 10e journée, Panthère Security a payé cash. Le club devait jouer contre le leader, Fap de Yaoundé, à 15 h le 17 juillet dernier.  L’entraîneur a reçu un coup de fil quelques heures avant le match. « Il a nous  été dit que nous devrions plutôt jouer à 13h. Les joueuses n’ont pas pu être mobilisées à temps. Nous avons disputé et perdu la rencontre à 10 contre 11», explique Hasan Balla.

Pourtant, au cours de la conférence de presse annonçant le début de saison en avril dernier, le secrétaire général de la Fécafoot, Blaise Moussa, avait assuré la presse  du respect du calendrier. Et dans une interview accordée à CT, il ajoutait : « le pari que nous voulons tenir cette année est de faire en sorte qu’il y ait une concentration d’activités qui permettent d’avoir les joueuses à leur niveau réel au bout d’un certain nombre de journées du championnat ». Jusqu’ici on est loin des perspectives envisagées et d’un calendrier tenu.

 

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie