Aviation civile : avec elles, le métier prend des ailes

Peu nombreuses, ces professionnelles ont choisi des métiers techniques, dominés par des hommes.

Maître-chien, agent opérationnel de sûreté, responsable de la maintenance des infrastructures radioélectriques, ingénieur des télécommunications, etc. A l’Autorité aéronautique du Cameroun (CCAA), la palette des métiers est variée, technique et surtout, féminine. Elles ne se bousculent pas, mais ont réussi à se frayer une place dans cet environnement où domine la testostérone. Chantal Virginie Lisa Lombol Mimbang n’y voit pas d’inconvénient. Seule femme dans un bureau de quatre personnes, l’ingénieur des télécommunications aéronautiques travaille sans souci avec ses collègues. En service à la sous-direction de la navigation aérienne et des aérodromes, elle veille principalement à concevoir, valider et mettre en œuvre des normes régissant les systèmes de communication, navigation, surveillance et les équipements tels les aides à la navigation, les systèmes radar, les systèmes anticollisions. « Un des rôles importants ici est l’élaboration et le suivi des procédures de télécommunications et des services de navigation aérienne », indique-t-elle. « Le plus rude, c’est d’être à la pointe de la technologie parce que ce domaine bouge beaucoup », ajoute-t-elle.
Josette Mandengue Lotin n’en pense pas moins. Chargée du suivi des aérodromes, cet ingénieur de génie civil a tôt fait de se spécialiser dans la gestion des aéroports. Ses activités consistent à gérer le trafic aérien, entretenir les aéroports, s’assurer que seules les personnes autorisées ont accès aux aéronefs. Actuellement, elle est responsable de l’aéroport de Bafoussam. « Nous faisons un travail de suivi et beaucoup d’analyses des données reçues », dit-elle. Dans son service, elles sont trois femmes sur neuf personnels. Ce qui n’est pas un frein. « C’était plus pénible pour moi quand j’étais dans les chantiers. Ici, le fait d’être une femme me fait avoir plus de respect », se réjouit-elle.
Dans sa jeune vingtaine, Patricia Nsata Awoundja use de beaucoup de tact pour imposer, sans froisser, sa personnalité. Au service de contrôle technique de l’aéroport de Douala, cette ingénieure mécanique assure la surveillance des aires de service. Déjà à l’Ecole polytechnique de Yaoundé, elles étaient quatre femmes sur 50 étudiants pendant son cursus de génie mécanique. Aujourd’hui, elle est la seule femme dan...

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