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Assurances : Parlons confiance !

Question abordée lors d’un échange entre médias et professionnels du secteur mardi à Douala.

 Si elles n’étaient pas obligatoires, combien de polices d’assurance pourraient-elles compter des souscripteurs en nombre ? La réticence des usagers, pas toujours certains d’être couverts en cas de sinistre, est-elle infondée ? Des interrogations et bien d’autres émises mardi 3 mars dernier à Douala, lors d’un échange entre médias et professionnels des assurances. Esther Tiako, directeur général de Nsia Cameroun, estimera qu’il est certes du devoir de l’assureur d’instaurer la confiance. Mais que les usagers doivent, eux, se donner la peine de bien lire leur contrat – vu qu’ils paient pour cela. « Le mariage entre l’assureur et l’assuré a toujours fait palabre, comme on dit, mais il est temps que ça change », a déclaré Mme Tiako, par ailleurs ancienne vice-présidente de la Fanaf (Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines). Surtout que cette méfiance (qu’on pourrait qualifier d’instinctive) peut expliquer en grande partie le faible taux de pénétration des assurances au Cameroun. « Il faut savoir que globalement, le taux de pénétration des assurances est très bas. Il est inférieur à 3%. Et la Fanaf se bat pour essayer de relever ce taux, en amenant plus de populations à s’assurer », dira Mme Tiako, avant de reconnaître que les clients potentiels ne comprennent pas toujours ce qui leur est vendu. « Le client est difficile à cerner (…) Il faut que les assureurs expliquent, de manière claire, le contenu de ce qu’ils vendent. Je pense que sur ce point, nous n’avons pas encore véritablement fait notre travail », va reconnaître la chef d’entreprise. Par ailleurs, il peut arriver que les personnes ciblées n’aient pas toujours les moyens de souscrire. « Mais je crois qu’on peut adapter les contrats et les garanties aux revenus, chacun ne pouvant acheter ou consommer qu’en fonction de ses revenus », indiquera Esther Tiako. A l’occasion de cet échange, hommes et femmes de médias apprendront aussi que le Cameroun est actuellement le deuxième plus grand marché d’assurance de la zone Fanaf, derrière la Côte d’Ivoire.

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