Qualifications pour les J.O. 2020 : les Lionnes dos au mur

Avant de rencontrer le Chili dans moins d’un mois, les Camerounaises devront optimiser leur cohésion et fighting spirit pour espérer se rendre à Tokyo en août prochain.

Comme en octobre 2015, le scénario des éliminatoires du tournoi de football féminin des Jeux olympiques de Rio 2016 s’est reproduit. Une victoire poussive à Yaoundé à l’aller et une défaite étriquée au retour. Le syndrome d’Harare s’est transformé en syndrome de Lusaka mardi dernier. Le Cameroun a été battu 1-2 par la Zambie après avoir, cinq jours plus tôt, remporté la première manche à Yaoundé sur le score de 3-2. Ainsi, la meilleure nation féminine du continent en 2019 échoue de nouveau dans sa conquête d’une qualification directe aux Jeux olympiques d’été. Toutefois, il lui reste un dernier espoir de qualification par le biais du barrage intercontinental contre le Chili. La capitaine Gabrielle Aboudi Onguene et ses coéquipières devront montrer un visage tout autre que celui affiché au cours de la campagne africaine des qualifications. 


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Globalement, on est bien loin de la sérénité dégagée par la cuvée parvenue en huitièmes de finale du Mondial canadien de 2015. Sur le continent, les Lionnes n’inspirent plus la peur. Sur un plan purement statistique, à domicile comme à l’extérieur, le Cameroun peine à dominer ses adversaires. A la maison, c’est quatre buts encaissés en autant de matchs. En déplacement, deux défaites en RDC et en Zambie et deux nuls face à l’Ethiopie et la Côte d’Ivoire. 


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On peut évoquer un groupe en pleine transition ou encore les courtes périodes répétitions entre les professionnelles évoluant en Europe et les joueuses locales durant les différents regroupements. Les chantiers demeurent dans la production du jeu qui, pour l’instant, est en mode courant alternatif. Avec des degrés d’expériences assez disparates, l’enjeu a régulièrement pris le pas sur le jeu à travers des choix tactiques tatillons, des lourdeurs physiques ainsi que de  longues transitions de la défense vers l’attaque. Au lendemain de la récente Coupe du monde en France, l’encadrement technique demeure à la recherche du meilleur dispositif défensif autour d’Estelle Johnson


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Fébriles sur le plan mental, les joueuses du sélectionneur Alain Djeumfa, n’ont pas toujours fait montre de l’esprit jusqu’au-boutiste propre au football camerounais. Un fighting spirit à toute épreuve qui a cédé la place au doute devant l’adversité la plus féroce. Une fébrilité psychologique collective souvent sauvée in extremis par les qualités individuelles et la régularité d’Ajara Nchout Njoya. Autant d’errements tactiques, techniques et psychologiques qui devront impérativement être gommés avant la double confrontation face au dauphin du Brésil lors de la dernière Copa America. 


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