Sports

« Le COCAN va roder davantage les infrastructures »

Narcisse Mouelle Kombi, président du Comité local d’organisation du CHAN 2020 et ministre des Sports et de l’Education physique.

Monsieur le ministre, Le Cameroun vient de reporter le CHAN 2020 en accord avec la CAF. Quel sera l’impact immédiat de cette décision ?

Je voudrais relever que dans le cadre de la préparation des compétitions à venir que le Cameroun doit abriter, la CAF et le Cameroun travaillent en concertation permanente et agissante. Les dates des deux compétitions que sont le CHAN et la CAN ont été arrêtées d’accord parties. Cela dénote de l’excellence des relations entre le COCAN et l’administration de la CAF. En cohérence de cette synergie, la décision du report était la résultante d’une entente évidente entre le Cameroun et la CAF. Je voudrais insister qu’il s’agit du report et non de l’annulation du CHAN Total Cameroun 2020. Le COCAN et le Cameroun attendent avec beaucoup de sérénité le réaménagement du calendrier de la compétition qui sera certainement le fruit d’une large concertation entre toutes les parties prenantes à l’organisation de cette compétition. Sur le plan national, les mesures édictées par le président de la République et répercutées le 17 mars 2020 par le Premier ministre, chef du gouvernement ont une portée générale. Tous les Camerounais dans tous les secteurs d’activités doivent impérativement s’y plier. A cet effet, les instructions ont été données à l’ensemble des acteurs du domaine sport et éducation physique de suspendre jusqu’à nouvel avis les activités dans leurs secteurs respectifs. Le président de la FECAFOOT vient de prendre un acte suspendant l’ensemble des compétitions qu’elle organise sur toute l’étendue du territoire national. Les autres acteurs devront faire de même.

Comment le dispositif organisationnel du CHAN sera-t-il maintenu en éveil, en attendant les nouvelles dates ?

Lors de la session extraordinaire du COCAN 20-21 tenue le 17 mars 2020 au ministère des Sports et de l’Education physique, avec la présence effective des présidents des commissions et autres personnalités dont le président de la FECAFOOT, vice-président du COCAN 20-21 et le vice-président d’honneur de la FIFA en sa qualité de conseiller spécial du président du COCAN (Issa Hayatou, NDLR), j’ai exhorté tous les acteurs impliqués dans l’organisation du CHAN à maintenir le cap. Ce qui signifie que les commissions aussi bien au niveau central qu’à celui des sites ont pour mission de rester en éveil permanent pour être prêtes à tout moment. Certaines de ces commissions seront particulièrement actives auprès des concessionnaires et autres prestataires. C’est l’occasion de révéler opportunément que les deux stades de Bépanda et de Japoma ont été remis aux autorités camerounaises avec bien entendu le respect scrupuleux des clauses contractuelles qui prévoient l’accompagnement de la partie camerounaise pour la période définie. Le COCAN va mettre à profit cette période pour roder davantage toutes les structures liées à leur fonctionnalité. Il s’agit notamment des lots technologiques et bien d’autres infrastructures dont le lancement grandeur nature sera effectif à l’occasion de la finale inédite de la Ligue des Champions prévue la 29 mai 2020 en terrain neutre entre deux clubs étrangers. Le stade de Japoma retenu à cet effet entre deux autres postulants majeurs confirme la magnificence de cet ouvrage reconnu désormais comme l’un des plus prestigieux en Afrique et même à travers le monde.   

Le Cameroun est-il prêt à tenir ses engagements s’il devait organiser le CHAN et la CAN dans un délai court ?

Pour la Confédération africaine de football, juge le plus compétent et le plus qualifié en la matière, le Cameroun, à date, était prêt pour accueillir le CHAN, puisque toutes les critiques oiseuses et souvent infondées étaient derrière nous en ce qui concerne les installations sportives, les conditions d’hébergement, les technologies de pointe dédiées aux médias, un plateau technique médical confortable et une adéquate logistique de transport. Les centres d’accréditation sur tous les sites étaient déjà installés. L’aménagement des fans-zones était effectif. Le processus de billetterie était déjà achevé. Le look and feel et l’affichage sur tous les sites étaient en phase d’activation.

En somme, le COCAN et le Cameroun ont incontestablement souscrit à toutes les exigences du cahier de charges de la CAF en ce qui concerne le CHAN et même au-delà, la CAN 2021. Les instances décisionnelles de la CAF sont à l’aise aujourd’hui avec ce qui est réalisé au Cameroun. Les infrastructures dédiées au CHAN et bien d’autres vont également abriter la CAN. Pour cette dernière compétition, les efforts de notre pays restent focalisés sur l’accomplissement des dernières dispositions du cahier de charges, avec notamment l’achèvement des travaux du complexe sportif d’Olembe qui se poursuivent de manière harmonieuse. Mais je voudrais préciser qu’en attendant, le Cameroun reste au-delà du cahier de charges en ce qui concerne les infrastructures sportives qui se chiffrent aujourd’hui à 33 stades et terrains d’entraînement. Il s’agit d’un autre bel héritage à la postérité et qui confirme, si besoin était, la haute vision de la politique des grandes opportunités inspirée par le Président de la République, Son Excellence Paul Biya.

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