Société

Bafoussam : à l’heure anti-coronavirus

Les citadins s’adaptent depuis le 18 mars dernier aux mesures prescrites par le gouvernement.

trouvent pas dans les points de vente, le remplacent par des mouchoirs et des tissus qu’ils enroulent autour du visage pour protéger leurs voies nasales. Dans certaines boulangeries, les employeurs ont fourni aux employés des cache-nez. A l’entrée des espaces commerciaux, sont installés un vigile ou un employé chargé de veiller à ce que les clients entrent par paires. « Cela restreint les regroupements, facilite le service pour que des gens ne traînent pas longtemps sur place pour propager le virus », précise le patron d’un supermarché qui impose également une distance entre les serveurs et la clientèle. Dans les espaces marchands, les détergents et les solutions hydro-alcooliques s’arrachent comme des petits pains.
En application d’une note signée par le gouverneur de la région de l’Ouest, prescrivant en outre le respect scrupuleux des mesures gouvernementales, les cérémonies d’installations des maires programmées tout au long de cette semaine, ont été suspendues et renvoyées à des dates ultérieures. Cette mesure restrictive concerne aussi les mariages, meetings, anniversaires, mouvements religieux, sportifs et même certaines cérémonies funéraires programmées. Dans les écoles et campus universitaires, c’est un calme de cimetière. L’utilisation des moyens de communication modernes gagne en ampleur.
Pour leurs déplacements, les citadins optent majoritairement pour les mototaxis au détriment des cars de transport en commun, et même parfois des taxis. Ce qui n’annule pas pour autant tous les mouvements de foule. Côté déplacements urbains et interurbains, et régulation du flux des consommateurs dans les marchés, ça traîne. Même les cas signalés à l’hôpital régional de Bafoussam, ne suffisent pas à inquiéter les commerçants et les tenanciers des bars.
 

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