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Economie

Distribution du carburant super : ça se normalise

Hier dans l’après-midi, les marqueteurs s’approvisionnaient déjà au dépôt de l’entreprise de distribution.

Alertée par son collègue le matin qui avait enfin trouvé le carburant non loin du carrefour Mvan, Thérèse M. va démarrer sa voiture à l’instant. Sauf qu’à son arrivée, l’essence était déjà finie. C’est finalement dans une autre station au carrefour Mvog Atangana-Mballa qu’elle va réussir à s’en procurer un peu avant midi. Mais déjà prévient-on, les stocks s’épuisent assez rapidement. Même discours tenu dans une autre station à plusieurs kilomètres de là. Rond-point Nlongkak. Trois stations, trois réalités. Dans l’une, le produit est disponible et servi à tout le monde. Dans un autre, il y en a mais pas en grande quantité. « Du coup, on sert seulement les clients maison », affirme le pompiste. Dans la troisième, on promet le ravitaillement en fin d’après-midi. 
Du côté de la Société camerounaise des Dépôts pétroliers (Scdp), l’on confirme l’explication évoquée depuis le début du dysfonctionnement : le rallongement des délais de contrôle. Cette structure dont le rôle est d’assurer le stockage et la distribution en produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national indique qu’hier après-midi, des marqueteurs étaient déjà en train de s’approvisionner au dépôt Scdp de Yaoundé. « La situation se normalise peu à peu. Demain (ce 26 mars) à 12h, toutes les stations-service seront saturées de carburant super», confie une source interne à l’entreprise. D’après notre source, si le problème de rallongement des délais du fait du contrôle sanitaire des installations est la principale raison, l’autre motif est que l’offre de super est inférieure à la demande. 
Certains marqueteurs auraient également des problèmes internes. « Il y a un marqueteur qui n’a pas commandé de produits notamment le carburant super. C’est principalement lui qui est en difficulté d’approvisionnement de ce produit », explique une autre source au sein de l’entreprise. En fait, « ce marqueteur, Total pour ne pas le citer, est un des tenors sur le marché avec des parts de marché de 38%. Sur les 650 stations-service existantes, Total possède environ 250. Conséquence : dès que ce marqueteur n’a pas de produit dans son réseau, c’est le tiers du marché qui n’est pas approvisionné », poursuit-elle. La plupart des administrations utilisant majoritairement des bons de carburant Total, le manque se ressent beaucoup plus. La situation sera sans doute différente dès ce jour.  
 

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