Farine de blé : pas de couac dans la distribution

Le prolongement du stationnement des navires au port dû au Covid-19 ne devrait pas pénaliser le ravitaillement chez les grossistes.

Désormais, les navires transportant des cargaisons de produits de première nécessité et provenant des pays à risque restent bloqués pendant deux semaines à la bouée de base, endroit où les paquebots attendent avant d’obtenir l’autorisation d’accoster au Port autonome de Douala (PAD). C’est l’une des mesures sanitaires prises par le gouvernement et notamment les autorités du port, relative au Covid-19. Les 14 jours, sont en fait le temps normal d’incubation du virus. Cette quarantaine préoccupe le Groupement des industries meunières dont les membres ont récemment été reçus par le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana. Ils lui ont fait part de leurs inquiétudes relatives aux conséquences de cette durée prolongée qui, selon eux, aura un double impact non seulement dans le ravitaillement en farine de blé chez les grossistes mais aussi une éventuelle rupture de stock alors même que les marchandises sont parquées dans le navire. 
Le prolongement de cette durée des navires fait que la facturation grimpe. Avec des jours supplémentaires, le montant total fera 280 000 F. Cela va se répercuter sur le prix du sac de 50 kg qui coûte actuellement 16 500 F. Le Mincommerce leur a indiqué à ses hôtes qu’il n’était pas opportun, surtout en cette période de crise sanitaire, d’entendre parler de pénurie ou d’augmentation de prix de la farine. Pour autant, Luc Magloire Mbarga Atangana a souligné qu’il n’y aura pas le moindre couac dans la distribution de la farine. Il a indiqué qu’il fera son nécessaire avec le ministre des Finances pour assurer la stabilité de la filière et du marché.
 

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