Décentralisation: la place des femmes à consolider

La réflexion était au centre de la 5e Journée africaine de la décentralisation célébrée mercredi à Yaoundé.

La place et le rôle des femmes dans le processus de décentralisation sont en débat, dans le cadre de la 5e Journée africaine de la décentralisation et de la gouvernance. Mercredi à l’Hôtel de ville de Yaoundé, les idées et les résultats de plaidoyers ont permis d’évaluer le chemin parcouru. Et ces résultats, acceptables et à améliorer, à en croire le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chargé des Collectivités territoriales décentralisées, Jules Doret Ndongo, épousent le thème de la journée : « L’équité, la promotion du genre et l’autonomisation des femmes pour une meilleure réalisation de l’agenda 2063 et de l’attente des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ». La cérémonie de commémoration s’est tenue en présence du ministre de la Promotion de la Femme et de la famille, le Pr. Marie-Thérèse Abena Ondoa.
Dans les faits, la décentralisation, option politique forte, « a une préséance sur d’autres politiques, du fait des dispositions constitutionnelles », rappelle Jules Doret Ndongo. De plus, la politique d’encadrement de la femme s’est matérialisée depuis 1984, par la création d’un département ministériel chargé de la condition et de promotion féminine. Ces réformes ont permis de « libérer les énergies créatrices de la femme longtemps comprimées ». Progressivement, elle est devenue un acteur-clé du système politique et démocratique du Cameroun. Grâce à cette implication, le ministre délégué au MINATD note que « le processus de décentralisation est en marche, à pas mesurés et assurés, en tenant compte des réalités locales et à une cadence qu’impose la rationalité ». Au niveau des instances de gestion et de planification de développement, le nombre des femmes est en nette croissance. « On les retrouve au Sénat, à l’Assemblée nationale, dans les communes, au gouvernement, plus nombreuses qu’il y a 10 ans. C’est dire que le Cameroun est en phase avec l’Union africaine et les autres institutions internationales », s’est réjoui Jules Doret Ndongo.

 

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