Exécutifs municipaux : élections à reprendre à Betaré-Oya, Messok et Lomié

C'est le verdict rendu vendredi dernier par le Tribunal administratif de Bertoua, qui a par ailleurs rejeté huit recours.

La session de plein droit sera reprise dans trois communes de la région de l’Est. Il s'agit de Betaré-Oya, Messok et Lomié dont la justice vient de constater l’irrégularité et la nullité des récentes élections qui ont vu le choix des maires. Le verdict est tombé vendredi dernier au petit matin. Le Tribunal administratif de Bertoua, sous la houlette de son président, Laurent Ngantchuet Nantcha, a commencé à statuer sur les onze recours enregistrés, la veille jeudi. Cette audience, certes publique, était très peu courue, du fait du contexte de la maladie corona virus. Pour les trois cas annulés, le motif essentiel commun est la pratique de la corruption qui a émaillé le processus, dont certains membres du collège électoral ont publiquement reconnu les faits. Une fois ce verdict tombé, le sentiment était partagé. D'un côté, la déception du côté de trois maires qui ont pourtant prêté serment, à savoir Baba Nicolas (Betaré-Oya), Keyo Bachelard (Messok) et Gérard Lomie Mabia (Lomié). Certains entendent interjeter appel.


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De même, au cours du même contentieux post électoral, huit autres recours ont été rejetés, ils concernaient notamment le cas de Garoua-Boulaï. Ici, Esther Yaffo Ndoe, maire sortante du Rdpc, souhaitait l’annulation des élections municipales au motif qu'il y aurait des réfugiés centrafricains qui ont voté en faveur de l'UNDP, vainqueur des municipales du 9 février 2020. Non fondé, a estimé le juge administratif. Même sort réservé aux requêtes de deux militants de l'UNDP qui ont demandé l'annulation des municipales à Mandjou et à Bertoua II. Pour eux, ces opérations électorales étaient entachées d’irrégularités dans ces deux circonscriptions. Pour n'avoir pas versé à leurs dossiers des preuves convaincantes, leurs requêtes ont été déboutées. Les conseillers municipaux du Rdpc ont aussi attaqué l'élection de leurs camarades maires en justice. C'est le cas à Diang et Nguelemendouka. Ici, ces partisans ont soit prétexté l'incompatibilité de leurs camarades ou la violation de la circulaire du Rdpc. Ce que les juges ont balayé d'un revers de la main parce que non fondé. Enfin, un recours a été rejeté parce qu'il est arrivé hors délai légal. « Nous sommes dans une République où la justice fait encore très bien son travail. Elle veille encore à l'application stricte des lois. Lorsque le président de la République parle de la République exemplaire, c'est parce qu'il sait très bien que nous ne pouvons la bâtir que dans le respect des lois quels que soient nos appartenances politiques », s'est réjoui Alex Mimbang, dont le verdict l'a conforté dans sa posture de maire de Nguelemendouka. 


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