Auto-écoles : les activités à l’arrêt

Les promoteurs des centres de formation à la conduite automobile approuvent et appliquent les mesures permettant de limiter la propagation du Covif-19.

Les activités sont suspendues dans la plupart des auto-écoles de Yaoundé. Jeudi 26 mars dernier, dans l’après-midi, plusieurs auto-écoles parcourues à Yaoundé par l’équipe de CT étaient fermées. Au carrefour Tropicana, à peine l’équipe de CT a franchi le seuil de la porte du secrétariat de l’auto-école Moluh, d’un ton sec l’employée qui y travaille lance, « Madame désolée. Si vous venez pour les inscriptions, c’est interrompu pour le moment ». Elle explique que mercredi dernier, son collègue a été interpellé par des hommes en tenue dans une rue de la ville, alors qu’il dispensait des cours pratiques en conduite automobile. « Le promoteur a dû dépenser 25 000 F pour entrer en possession des papiers du véhicule. Il nous a expliqué que les activités vont être mises en stand-by jusqu’à ce que la pandémie du coronavirus passe », ajoute la jeune dame. 
À l’agence de l’auto-école Canadienne au quartier Efoulan, les activités sont également à l’arrêt. Le promoteur de cette structure, Jonathan Kuate Fotso, explique que dès la publication du communiqué du ministre des Transports, il a immédiatement instruit à ses employés d’arrêter les inscriptions et les formations pratiques et théoriques. « C’est une situation qui nous met en difficulté, nous avons déjà recueilli l’argent de formation et les examens de passage de permis de conduire étaient prévus pour le mois de mai. Mais face à ce virus, nous ne pouvons rien. Nous allons accompagner le gouvernement en respectant les règles qu’il a mises en place », explique le responsable. Il ajoute également que plusieurs de ses clients n’acceptent pas d’arrêter leur formation. « Certains croient que nous voulons détourner leur argent. C’est pourquoi, la secrétaire est là pour leur expliquer la situation avec pour preuve le communiqué signé par le ministre des Transports. Ceux qui ne veulent rien entendre, nous leur remboursons leur argent pour éviter les problèmes », fait savoir Jonathan Kuate Fotso. C’était également la même ambiance à l’agence de l’auto-école française à Mvog-mbi, ou encore à l’auto-école Francis et dans bien d’autres établissements.  
 

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