Contrôle sanitaire et phytosanitaire des marchandises : quarantaine obligatoire

La communauté portuaire applique les mesures de surveillance aux produits marchands aussi.

Mercredi 25 mars au Port de Douala. L’ambiance est plutôt calme. Les dockers, pour parler des manutentionnaires, sont assis devant les magasins de chaque quai. Ils attendent l’arrivée des navires qui observent la quarantaine au niveau de la bouée de base. Cette zone d’attente est exactement à 25 km du quai. La mesure qu’observent obligatoirement tous les navires qui doivent accoster est inhabituelle. Au bout des 14 jours de quarantaine recommandés l’équipage entier, les bateaux peuvent approcher après autorisation du chef de poste de santé aux frontières du port. Une mesure mise en place par l’autorité portuaire afin d’accompagner le gouvernement dans la lutte contre le coronavirus. Mesure qui ne met cependant pas à mal l’économie du pays. 
Au quai n° 1, le Sea Phantom est bien là. Le Tanker en provenance de Lomé contient une importante quantité d’essence. C’est sans bruit autour, qu’environ 12 000 mètres cubes de Super sont pompés à travers des flexibles connectés jusqu'aux cuves du dépôt de la SCDP à Bessengue. L’opération dure plus de deux jours, jusqu’à épuisement. 
Tout à côté de ce quai, d’autres navires ayant obtenu l’autorisation d’accoster attendent de se faire décharger. L’équipage, n’a pas le droit de descendre à terre : c’est la règle depuis les mesures liées au Covid-19. Les bateaux sont chargés de tonnes de poisson, mil, riz, alumine, coke, brai, et entre autres matériaux de construction. L’activité marchande n’a pas vraiment changé en ce lieu. Il n’y a que les habitudes liées à la menace de l’épidémie qui ont évolué. L’équipage entier subit désormais une inspection stricte du personnel du poste de santé aux frontières. Quant aux marchandises, le contrôle est routinier. Les bateaux, en tant que territoires étrangers, transportent des cargaisons qui peuvent être infestées. Raison pour laquelle, il faut tout contrôler selon les responsables des services sanitaires et phytosanitaires.
Dr Fanny Essombe Malolo et ses collaborateurs sont de ce fait bien équipés. Elle a reçu une dotation de son ministère de tutelle pour facilement effectuer son travail sans risque de contagion. Le service dispose de thermo-flash, d’une caméra-thermique et de combinaisons protectrices. Les marchandises elles, subissent un contrôle de routine, c’est-à-dire le scan des produits. Même procédure pour les contrôle des produits de consommation. « Quand le navire arrive, il transporte des marchandises dans ses cales. Nous montons à bord pour inspecter ces marchandises. Si nous constatons qu'il y a des problèmes, nous procédons au traitement de la cargaison à l'intérieur. Cela nous permet de confiner le mal dans les cales et de le traiter là-bas. A bord, les membres d'équipage nous fournissent un certain nombre de documents réglementaire sur le contrôle phytosanitaire de la cargaison effectué au départ, sur le plan de chargement et voir s’il existerait des cargaisons cachées qui seraient susceptibles de menacer notre patrimoine », explique l’ingénieur des travaux d’agriculture, Ekata Mvondo, chef de poste de la police phytosanitaire du port de Douala. 
 

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