Impact économique du Covid-19 : l’Afrique veut 60 000 milliards

Au cours d’une vidéoconférence en fin de semaine, les ministres des Finances du contient ont arrêté des recommandations pour gérer la situation au mieux.

Pour la deuxième fois consécutive, les ministres africains des Finances ont tenu le 31 mars dernier, une réunion en ligne relative aux conséquences multiformes du coronavirus sur l’économie de leurs pays respectifs. Au cours de cette rencontre virtuelle, des solutions ont été proposées tant sur le plan sanitaire qu’économique.
S’agissant de la crise sanitaire et humanitaire, les ministres ont convenu que les mesures les plus importantes à prendre étaient de veiller à ce que les pays fournissent un soutien adéquat aux agents de santé en première ligne. Ils ont également souhaité que tous les pays africains aient accès aux fournitures sanitaires. A ce titre, l’appel au financement de l’Organisation mondiale de la santé et d’autres initiatives ont été décidés, notamment la recherche pour la mise au point d’un vaccin contre le Covid-19. La logistique de fabrication des traitements et la question des soins curatifs ainsi que le renforcement des systèmes de santé étaient également à l’ordre du jour. Selon le communiqué rendu public par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), il a aussi été question au cours de cette réunion, du soutien de l’Union africaine pour une réponse coordonnée à la pandémie.
Concernant le volet économique, plusieurs pistes d’actions ont été évoquées, dont l’allègement de la dette des Etats. Les ministres se sont dits satisfaits de l’appel du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, aux créanciers bilatéraux officiels pour donner du répit aux pays à un moment où les économies mondiale et africaine sont presqu’au point mort. La Banque africaine de développement a également plaidé dans ce sens, il y a quelques jours, dans une tribune signée d’Akinwumi Adesina, président du Groupe de la BAD. Pour lui, dans un contexte marqué par la distanciation sociale, il n’est pas question d’embrayer sur « une distanciation budgétaire ». Pour ce faire, les ministres ont préconisé la libération urgente de 100 milliards de dollars, soit 60 000 milliards de F. 
Pour ce qui est du secteur privé, l’on a parlé de l’appui aux PME qui représentent plus de 70% de ce secteur. Les industries du tourisme et les compagnies aériennes africaines seront aussi soutenues, compte tenu de leur importante contribution au PIB de l’Afrique. Par ailleurs, il est prévu un financement de la dette du secteur public et les paiements d’intérêt y compris les obligations souveraines. 
Outre la gestion de la crise actuelle, les ministres africains des Finances ont également pensé à l’après. En effet, il est envisagé, pour la reconstruction des pays, le déblocage d’une enveloppe de 30 000 milliards de F dès 2021.
 

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