Production de la Chloroquine : les intrants attendus

Un tour à l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales a permis de constater que tout est prêt pour la production de ce médicament.

Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales (IMPM) hier après-midi. Le centre qui abrite le laboratoire de fabrication des comprimés est ouvert. Joseph Kinda, technologiste pharmaceutique est en poste. Questionné sur la possibilité et la capacité de production de la chloroquine par cet Institut, ce dernier déroule la capacité technique du laboratoire. Mélangeur, granulateur, étuve à ventilation, presse à comprimés n’attendent qu’à être utilisés. Joseph Kinda va même plus loin faisant une démonstration de la fabrication de la chloroquine grâce aux granules sur la presse à comprimés. En moins de cinq secondes, une dizaine de pastilles sont produites. « Cette machine a une capacité de production de 200 comprimés par minute.  Il y a également une autre, plus sophistiquée, qui n’est pas encore montée. Elle peut fabriquer 6000 comprimés en une minute », explique le technologiste pharmaceutique. 
A l’IMPM, comme l’attestent les responsables, ce n’est pas le personnel qualifié ni les équipements appropriés pour la fabrication du médicament qui manquent. Ce qui pourrait freiner la production c’est la disponibilité de la matière première. Mais le Pr. Jean-Louis Essame Oyono, directeur de l’IMPM rassure la matière première a été commandée en Chine et en Inde et sera disponible dans les prochains jours. Ceux-ci arriveront par bateau et par avion. Seulement, le Minresi compte sur l’accompagnement financier du gouvernement dans l’acquisition de ces premières commandes. Le Cameroun qui entretient de bons rapports avec ces deux pays a négocié cette matière première à un faible coût.
 

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