Sénat : trois projets de lois adoptés

Si tous visaient à autoriser le président de la République à ratifier des traités internationaux, celui instituant la CEEAC a fait l’objet d’un long débat hier à l’hémicycle.

Des trois projets de lois adoptés hier au Sénat, celui visant à autoriser le président de la République à ratifier le Traité révisé instituant la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) a été le plus débattu. Pendant près de deux heures, les sénateurs ont exprimé leurs préoccupations au sujet des avantages, ainsi que des modalités pratiques d’intégration économique et humaine devant régir ce regroupement sous-régional de onze pays.  Devant le président de la chambre, Marcel Niat Njifenji, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey a donné des explications. 
D’après le Minepat, en ratifiant ce Traité, le Cameroun aura la capacité d’accéder aux postes de responsabilités ouverts au sein de la nouvelle Ceeac, outre la présidence déjà attribuée à l’Angola. Il a également montré que ce texte constitue, au niveau sous-régional, un important instrument de promotion de la coopération dans les domaines sécuritaires, économique, financier et monétaire, juridique, scientifique et même industriel. D’une manière générale donc, le Traité révisé a pour objectif de doter la nouvelle Ceeac d’un outil fort, adapté à l’environnement actuel. Ledit outil prend en compte la réalité de l’Afrique centrale pour enrichir l’espace communautaire régional d’instruments juridiques pertinents au service de la promotion de l’intégration régionale.
Puis, les parlementaires ont adopté deux autres projets de lois. Défendu par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, le premier autorise le président de la République à faire adhérer le Cameroun à la Convention internationale pour le contrôle des eaux de ballast et sédiments des navires. Le second quant à lui, devra permettre au président de la République de signer le Traité révisé de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres). Il était défendu par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona. Tous ces textes ont été examinés par la Commission des Affaires étrangères.
Au cours des mêmes travaux, la chambre a également reçu le texte régissant l’activité postale. Il sera examiné par la Commission de la production et des échanges de la Chambre.
 

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