Musique : un parfum de Charlotte

Avec son tout nouveau single « Quand tu n’es pas là », dévoilé le 17 avril dernier, Dipanda annonce les couleurs de son cinquième album.

C’est une date que les millions de fans de Charlotte Dipanda à travers le continent attendaient. Le 17 avril dernier, sur la plateforme YouTube, la chanteuse camerounaise a publié officiellement le clip de « Quand tu n’es pas là », single fraîchement extrait du répertoire tant attendu de son cinquième album. C’est avec une chanson aussi langoureuse que forte en rythme que l’artiste exécute la mise en bouche de cet opus à venir. Une ode féerique à l’amour, au besoin irrépressible d’être aux côtés de l’être aimé. « Quand tu n’es pas là, mon cœur se meurt », déclare Charlotte, toujours éprise de lyrics et de mélodies aussi savoureux que mélancoliques. Toute nouvelle apparition musicale de l’auteure de « Coucou » est désormais un véritable phénomène. C’est qu’elle a su parler aux cœurs et les conquérir au fil de ses sorties. Les quatre premières créations de Charlotte Dipanda : « Mispa » (présenté en 2008 en hommage à sa grand-mère), « Dube l’am » (2012), « Massa » (2015) et « Un jour dans ma vie » (2018), ont balisé le terrain pour ce cinquième doigt de la main. 


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Durant toutes ces années, on a suivi la femme, l’artiste, la mère, la sœur dans son évolution. La douceur de sa voix qui donne l’impression qu’elle porte la souffrance de tous, ainsi que la sensibilité de son art ont séduit. Ses admirateurs lui emboîtent le pas, comme envoûtés. Pour chacun de ses titres, entre autres : « Ndolo Bukatè », « Elle n’a pas vu », « Alea Mba », « Kene so », « Sista », « A jamais »… elle se fait le devoir de créer un lien entre la musique camerounaise et les sonorités du monde. Elle se réinvente, en embrassant des cultures d’horizons divers sans « se renier elle-même », comme elle le souligne si bien. Généreuse, Charlotte, 34 ans, communie avec les autres comme elle le fait depuis trois ans, dans la peau du coach vocal du programme « The Voice Afrique francophone ». Elle donne mais reçoit également de ses aînés, pour un héritage dont elle a fait bon usage, sur des scènes prestigieuses comme l’Olympia de Paris en 2016


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De Jeannot Hens, son premier parrain, à Lokua Kanza, sans oublier Manu Dibango, Papa Wemba, Salif Keita, Cesaria Evora, Rokia Traoré, Axelle Red… cette ambassadrice-phare de la musique camerounaise a collecté un peu de la verve de ses mentors pour construire cette signature vocale qui aujourd’hui enchante l’Afrique. « J’ai tout appris en tant que choriste, car on fait corps avec d’autres pour apporter une dimension à ce que l’artiste attend de nous », dit-elle. Charlotte a bien retenu ses leçons. Cette adepte du live commence sa carrière dans les cabarets. C’est d’ailleurs dans l’un d’eux, à Douala, qu’elle tombe un jour sur Lokua Kanza. Il la convainc de venir en France, faire décoller sa carrière. La suite, on la connaît. Elle est jonchée d’explorations artistiques, souvent tournées vers le théâtre et la danse – Charlotte adore feuilleter les pages d’autres domaines artistiques sur scène. Elle aime s’entourer de voix, mais elle attache du prix également aux bons musiciens, tels que les guitaristes Julien Pestre (France), Hervé Samb (Sénégal), Olivier Tshimanga (Congo), le bassiste Guy Nsangue, ou encore le percussionniste brésilien Zé Luis Nascimento, qui ont travaillé sur ses albums. Ambassadrice pour l’Unicef, Madame Dipanda se plaît à embrasser les causes humanitaires, comme un prolongement de cette largesse qu’elle manifeste en concédant à chaque titre, à chaque album, une petite parcelle de son âme.


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