Procès maurice kamto,FESPACO, déscentralisation au cameroun, nord west crisis

Economie

Route Bikoula-Djoum : le nécessaire coup d’accélérateur

En visite sur ce chantier en fin de semaine, le secrétaire général du ministère des Travaux publics a rappelé aux entreprises l’impératif du respect des délais contractuels.

La descente du secrétaire général du ministère des Travaux publics (Mintp) sur le chantier routier Bikoula-Djoum, les 23 et 24 avril derniers, n’avait pas pour seul objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux, mais surtout, de dire à l’entreprise chargée des travaux de construction, la volonté du gouvernement de voir les travaux s’accélérer considérablement. Urbain Noël Ebang Mve n’a pas fait dans la langue de bois pour le faire savoir aux responsables d’Arab-Contractors. Le secrétaire général du Mintp s’est voulu d’abord mobilisateur des acteurs impliqués dans la construction de cet important tronçon routier faisant partie de l’axe transfrontalier et sous-régional Sangmelima-Djoum-Ouesso qui va relier les Républiques sœurs du Cameroun et du Congo-Brazzaville. Il s’est ensuite montré intransigeant quant au niveau de réalisation des travaux.
Deux étapes ont marqué cette descente de mobilisation et de redynamisation sur le terrain. D’une part, la visite du tronçon Sangmelima-Bikoula, long de 70 kilomètres et, d’autre part, celle de l’axe qui part de Bikoula à Djoum, d’une longueur de 38 kilomètres. Ainsi, il a été noté que si au niveau de Sangmelima-Bikoula, exécuté par l’entreprise Kayson, les choses semblent avancer avec une certaine satisfaction, le hic vient du tronçon Bikoula-Djoum. Ici, c’est un chantier presqu’à l’arrêt. La preuve, sur 38 kilomètres à réaliser, seulement huit kilomètres sont revêtus. Or, on relève un taux de réalisation physique de 50% ; une consommation de délais de 60% et un avancement financier de plus de 44%. L’entreprise a perçu à ce jour plus de 6,7 milliards de F, sur un ensemble de décompte de plus huit milliards de F déposés. Le projet en lui-même est estimé dans sa globalité à environ 27 milliards de F.
Selon l’ingénieur routier du projet, après plusieurs rappels à l’ordre, l’entreprise risque une mise en demeure, avec la suspension de la signature des avenants, entre autres sanctions. D’ailleurs, comme l’a fort opportunément rappelé Urbain Noël Ebang Mve, les bailleurs de fonds ont même fixé des délais contractuels qu’il faut respecter afin de permettre le décaissement aisé de leurs financements en rapport avec ce projet. 
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps