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Economie

Poissons d’eau douce : la production locale de plus en plus convoitée

L'interprofession aquacole est actuellement engagée dans une campagne visant à faciliter la disponibilité et l'accessibilité de cette catégorie de poissons.

Virginie M. et deux de ses collègues ont réalisé une bonne affaire ce samedi 02 mai. Elles viennent d'acquérir 68,5Kg de poisson auprès de Wilfred Djam Chiatoh de la société coopérative des pisciculteurs de la région du Centre. Ce dernier se rendait en fait au marché du Mfoundi pour ravitailler une cliente. En s'arrêtant au marché de Mvog-mbi, il souhaitait juste vendre l'excédent de la commande. Mais c'était sans compter sur ces revendeuses qui n'ont pas voulu laisser passer cette bonne occasion. « Le poisson d'eau douce est de plus en plus demandé. Quand nous prenons le kilo à 2200 ou 2000 chez nos grossistes, nous revendons en détail selon la taille du poisson », affirme Virginie M. Confirmation faite par ce propriétaire d'une installation de 23 étangs sur 500 m2 située à Nsimalen. Ici, la production varie selon les types de poissons : les silures (4 à 5 tonnes par mois); le tilapia (2 tonnes) ; les carpes (500 kg). « Le poisson produit localement est bien apprécié, surtout sur le marché de Yaoundé. Les gens en achètent de plus en plus. On a aussi constaté que pendant ce confinement, le pouvoir d'achat des ménagères a diminué, donc elles se ruent sur le poisson produit localement où les prix sont plus abordables », confie Wilfred Djam Chiatoh. 
Les prix justement sont ceux homologués par le ministère du Commerce. 2500 F pour le kg de silures et 2000 F pour le tilapia. « Nous essayons de maintenir la production pour qu'à chaque moment, il y ait du poisson sur le marché. Tout ce que nous avons pêché ce samedi, nous allons l’écouler. Nous essayons de maintenir le marché, de sorte que s'il y a rupture d'importations, que les consommateurs soient fournis en poisson produit localement », poursuit notre source. Ces produits sont donc disponibles dans les marchés de Mvog-Mbi, Mfoundi, Nkolndongo et dans les grandes surfaces. D'après des informations glanées au ministère de l'Elevage, des Pêches et des Industries animales, la production de poisson d'eau douce était d'environ 10 000 tonnes en 2019. Mais l’Etat veut en faire davantage d'où les initiatives qui jaillissent ci et là. L'État est en train de mettre les moyens pour développer davantage l'aquaculture au Cameroun. Il est question de domestiquer les 120 milliards qu'aura coûtés, en 2019, l'importation des produits halieutiques. D'où la campagne actuellement en cours de l'interprofession aquacole du Cameroun dans les marchés et grandes surfaces. 
 

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