Procès maurice kamto,FESPACO, déscentralisation au cameroun, nord west crisis

Culture

Journée mondiale du jazz : hommage à Manu Dibango

A l’occasion des célébrations le 30 avril dernier, un hommage vibrant a été rendu à l’œuvre incommensurable du regretté saxophoniste, par le ministère des Arts et de la Culture.

Aurait-il un jour été possible de s’imaginer célébrer la Journée internationale du Jazz sans le grand « Manu » ? La question méritait bien d’être posée le 30 avril dernier, jour dédié à ce grand genre musical à travers lequel le saxophoniste de renom, Manu Dibango, décédé le 24 mars dernier avait tracé sa voie et ouvert des portes à des centaines d’autres artistes africains et d’ailleurs. L’artiste laisse derrière lui une empreinte indélébile dans le monde musical en général et celui du Jazz en particulier. C’est en toute logique que ce vibrant hommage lui a été rendu. Le secrétaire général par intérim du ministère des Arts et de la Culture, Christophe Mbida Mindzie, est revenu sur l’immense œuvre de l’artiste, en partageant l’essentiel de la déclaration du ministre Bidoung Mkpatt. 
Le SG du Minac a souligné que le Cameroun s’est préparé à rejoindre la communauté internationale de jazz, afin d’organiser une cérémonie digne et grandiose pour cette commémoration, sous le très haut patronage de la première dame, Chantal Biya, ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco. Mais, « compte tenu de la situation particulière que vit le monde aujourd’hui suite à la pandémie du Covid-19, nous étions obligés de changer de schéma », a-t-il confié, avant de saluer la mémoire de Manu Dibango. « Aujourd’hui est le jour le plus approprié pour rendre hommage à notre héros brutalement arraché à la vie. Né le 12 décembre 1933, Manu Dibango, saxophoniste, pianiste vibraphoniste, artiste de l’Unesco pour la paix (…), Manu était un pur produit de jazz. Il a incarné le jazz », a martelé Christophe Mbida Mindzie. 
Selon lui, l’artiste a fait le tour du monde et a réalisé des projets de collaboration avec des musiciens qui représentaient un éventail de musiques populaires afro-caribéenne, africaine et afro-américaine. « Il a produit plus de 70 albums de musique tout au long de sa très riche carrière. Certains des plus remarquables étaient Soul Makossa en 1972 (un mélange de jazz, de makossa et de musique soul qui a finalement marqué le tournant de sa carrière et Wakafrika en 1994 qui a réuni les meilleurs d’Afrique tels que Youssou N’dour du Sénégal, le roi Sunny Ade du Nigeria, Salif Keita du Mali (..) ainsi que d’autres musiciens éminents », a poursuivi le Sg : « “…On ne joue pas de musique pour meubler le temps, mais on joue de la musique parce que l’on est amoureux de la musique…” », a-t-il conclu, citant Manu Dibango.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps