Politique

Actions civilo-militaires : l’armée toujours présente

A cause de ses multiples actions de générosité en faveur des populations de l’Extrême-Nord, l’armée camerounaise sait se comporter en un véritable acteur social.

Passons en revue juste quelques actions. Le 4 mai dernier, le 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR), basé à Salak, une banlieue de la ville de Maroua est allé à Petté dans le Diamaré remettre  des moulins à écraser aux populations de cette unité administrative ; Petté est un arrondissement qui pendant longtemps a souffert des incursions des terroristes de Boko Haram.  Sans les éléments des forces de l’ordre, les élèves fréquentant les écoles construites dans les zones d’insécurité auraient vécu des années scolaires blanches. Dans plusieurs localités des arrondissements de Fotokol dans le Logone-et-Chari, et Mayo-Moskota dans le Mayo-Tsanaga, les enseignants avaient déserté les salles de classe, laissant les écoliers en pâture. Ce sont les hommes en treillis qui ont pris la craie pour enseigner dans ces établissements. Et toujours dans le cadre de l’éducation, on ne saurait citer de manière exhaustive les actes posés par les forces de défense et de sécurité, en termes de mise à disposition des tables-bancs, en termes d’achat des fournitures scolaires, de réhabilitation ou de construction de salles de classes. Du 24 au 26 août 2018, alors que les terroristes avaient fait perdre le sommeil aux populations de Kolofata dans le Mayo-Sava, l’armée a organisé une campagne de soins gratuits en faveur des populations locales. En trois jours, 2 971 patients ont ainsi bénéficié des consultations générales et prénatales, des services d’ophtalmologie et de pédiatrie et de vaccination pour ceux qui le désiraient.      
Des actions concrètes qui ont permis aux bénéficiaires, de se rapprocher davantage des hommes en tenue en leur apportant leur précieuse contribution dans la guerre contre les forces du mal. Si aujourd’hui, au Cameroun, les terroristes de Boko Haram sont repoussés dans leurs derniers retranchements, cela est en grande partie dû au contrat de confiance qui, chaque jour, se renforce entre les forces de l’ordre et de sécurité d’une part, et les populations d’autre part. Boko Haram avait complètement paralysé l’économie dans la région de l’Extrême-Nord. Les populations des localités situées sur le corridor frontalier avec le Nigéria se sont vues obligées de déserter leurs terroirs pour aller chercher asile dans des agglomérations ou des zones plus sécurisées, avec tout ce que cela comporte comme difficultés. 
Aux côtés des pouvoirs publics, les forces de défense ont à maintes occasions, procédé à la distribution des denrées alimentaires à ces populations fragilisées, augmentant ainsi le capital de sympathie des bénéficiaires à leur endroit. Et le résultat est palpable, les activités socio-économiques ont repris dans la région de l’Extrême-Nord. Certaines institutions, à l’instar du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont lancé plusieurs chantiers de construction et de réhabilitation des édifices publics détruits ; le tronçon routier Mora-Dabanga-Kousseri confié au Génie militaire est en chantier. En clair, c’est le peuple camerounais qui tire le plus grand avantage de cette synergie tissée avec l’armée.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps