Automatisation du péage routier : contrat signé pour 14 postes

C’était hier, au cours d’une cérémonie simultanée en vidéoconférence entre le ministre des Travaux publics à Yaoundé, le directeur général du Groupe Fayat à Paris.

Enfin ! Le contrat pour le financement, la conception, la construction, l’équipement, l’exploitation et la maintenance de 14 postes de péage automatique sur certaines routes du Cameroun a été signé. C’était hier, lundi 18 mai 2020, au cours d’une cérémonie simultanément en vidéo-conférence entre Yaoundé et Paris. Côté Cameroun, c’est Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics (Mintp) qui a signé ce contrat de partenariat public-privé, en présence d’un représentant de la société Tollcam, entreprise de droit camerounais constituée par le groupement Razel Bec-Egis Projects SA, adjudicataire du projet désigné en 2019. Côté France, Laurent Fayat, président directeur général du Groupe Fayat, maison mère de Razel-Bec, a scellé ce partenariat. 
Les 14 postes de péage automatique seront construits sur quatre principaux axes. Ainsi, sur le tronçon Yaoundé-Douala-Limbé, les péages de Mbankomo, Boumnyebel, Edéa et Tiko seront automatisés. L’axe Yaoundé-Bafoussam-Bamenda recevra des postes de péages routiers up-to-date à Nkometou, Bafia, Bayangam et Matazem. Sur la route Douala-Bafoussam, on aura de nouveaux péages modernes à Mbanga, Manjo, Bandja, Dsachang et Foumbot, Le 14e sera installé à l’entrée de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen. Ces 14 postes choisis pour l’automatisation sont considérés comme étant les plus rentables sur les 45 que compte le pays.
Les infrastructures à construire comprennent entre autres un système de communication vers les usagers via un site web ; une plateforme de péage de 50m de large; des îlots séparateurs de voies de 2m de large ; des entonnements de 50m de part et d’autre de la plateforme. Il est également prévu 14 bâtiments (R+1) d’exploitation; trois centres d’entretien à Tiko, Mbankomo et Bandja ; un centre d’exploitation et de maintenance à Mbankomo ; 42000 m² d’aires de parking aménagées et espaces marchands dans l’ensemble; une classification automatique de véhicules et un système de reporting des données.
Au cours de son exécution, le projet va générer 300 emplois. Sa mise en œuvre nécessitera une enveloppe globale de 28,94 milliards de F et une fois mis en service, ces postes de péages vont générer des recettes attendues de 7 milliards en 2021, pour atteindre 53,59 milliards en 2039 sur la base d’un tarif unique de 500 F. Les recettes nettes à reverser à l’Etat partiront de 5.482 milliards en 2021 à 48,995 milliards en 2039 (fin du contrat). En effet, avec la cérémonie d’hier, la première phase du projet devrait démarrer dès ce mois de mai, pour que sept postes de péages (Mbankomo, Boumnyebel, Edéa, Tiko, Mbanga, Nsimalen et Nkometou), soient mis en exploitation en mai 2021. Les sept autres devraient connaître un décalage de 10 mois, selon le calendrier dévoilé par Guy Daniel Abouna Zoa, directeur général des études au Mintp.
Les parties ont par ailleurs convenu que les modalités de gestion des flux de collecte et de gestion du paiement du loyer au partenaire, ainsi que les modalités de suivi des opérations, seront précisées dans une convention conclue avant la date d’entrée en vigueur, entre l’Etat, le partenaire et la banque. Tout au long de l’exécution du contrat, sous le contrôle de l’Etat, le partenaire s’engage à financer, concevoir, construire, équiper, exploiter et maintenir lesdits postes de péages automatiques.
 

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