Société

Fin du mois de Ramadan : on scrute la lune dès ce soir

Si elle n’est pas perçue ce vendredi, la fête aura lieu dimanche, d’après le porte-parole de la Commission nationale du croissant lunaire.

Le mois de Ramadan tire à sa fin. Alors que les fidèles musulmans sont au 29e jour du jeûne ce vendredi, il ne reste plus qu’une seule journée, voire rien pour célébrer la fin du mois béni. Par ailleurs, la recherche de la lune marquant la fin du mois de Ramadan commence cette nuit. Si le croissant lunaire est observé, la fête aura lieu samedi. Dans le cas contraire, le mois de Ramadan sera complété à 30 jours et la fête aura lieu sans aucun doute, dimanche 24 mai. Cette démarche est conforme à la parole du prophète de l’Islam, Mouhammad qui dit : « Jeûnez et rompez votre jeûne à la vue du croissant lunaire. S’il est voilé, complétez le compte à 30 ». Selon l’imam Pr Souley-Mane, porte parole de la Commission nationale du croissant lunaire au Cameroun, la Commission est le seul organe habileté à annoncer l’information sur le début et la fin du mois de Ramadan. Il invite par ailleurs les fidèles musulmans à intensifier les prières et les invocations en ce dernier tournant du mois béni. 
Dans les familles et les quartiers, on peaufine les derniers réglages. Habillement, coiffures, décoration des domiciles, entre autres, sont au programme. « La célébration aura lieu dans un contexte marqué par la crise sanitaire du coronavirus, mais les enfants ne connaissent pas tout ça. Ils vont toujours réclamer les vêtements et les chaussures de fête », relève Alioum Boukar, parent. 
Dans les rues du quartier Briqueterie à Yaoundé, par exemple, le marché spécial fête est visible depuis des jours. Chez les tailleurs et dans les boutiques de pagne, l’ambiance est loin de l’ordinaire. « C’est la dernière minute. C’est pour cela qu’il y a toutes ces mouvements », explique Moussa, vendeur de la place. Un aspect est décrié cette année : la cherté des articles. Avec le contexte du Covid-19 et la fermeture des frontières, les prix de certaines marchandises ont grimpé. « Tout est dur cette année. Non seulement il n y a pas d’argent dehors, mais les choses sont aussi chères », se lamente Abba Fadil, parent. 
 

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