Arrestation de cinq présumés braqueurs au Togo : le Mindef décline la responsabilité du Cameroun

Le communiqué de presse de la division de la Communication du ministère de la Défense parvenu à CT.

« Le chef de Division de la Communication du ministère de la Défense communique: le jeudi 28 mai 2020, est apparue sur la blogosphère une vidéo virale d'un reportage commis par une chaîne de télévision togolaise, traitant d'une opération de la Police judiciaire de ce pays ayant permis l'arrestation de cinq (05) ressortissants camerounais, soupçonnés de possession illégale d'armes et de tentative de vol à main armée.

Interpellés le mercredi 20 mai 2020, les cinq présumés braqueurs, à savoir Ntanga Mogo Clément Didier alias « Tony », 32 ans, le cerveau de la bande, Amadjoba Aboubakar dit « Ibrahim » 31 ans, Kameni Kevin, 23 ans, ainsi que les Sergents Oumarou Abdou Fadil, 32 ans, et Ewoundjo Elle Serges Hubert alias « Tokyo », 31 ans, auraient essayé, en se servant d'une arme à feu, d'arracher un véhicule de grosse cylindrée à bord duquel se trouvait un homme d'affaire togolais, en vue de satisfaire une obscure commande.

Le reportage précise que des cinq présumés malfrats aux arrêts, les nommés Ewoundjo Elle Serges Hubert, alias « Tokyo » et Oumarou Abdou Fadil, seraient des Sous-officiers des Forces de défense camerounaises. Il explique aussi que la perquisition du domicile des 5 présumés bandits à Lomé, a permis la saisie de 02 pistolets automatiques dont un de marque Tokarev avec son chargeur garni de 6 cartouches. Cette arme proviendrait selon les déclarations des mis en cause, d’un certain Essimbi Francis, soldat servant comme magasinier d’armes à la Brigade du Quartier Général (BQG) de Yaoundé.

Des premières investigations menées par les services compétents du ministère de la Défense, il ressort que les trois (03) militaires en indélicatesse notoire avec le Service et présumés avoir contribué ou directement participé aux actes incriminés, sont déjà clairement identifiés, à savoir:

- le Soldat de 1ère classe ESSIMBI Francis (matricule T15/24250), précédemment en service à la BQG. Ce dernier avait été mis à la disposition de la Brigade de gendarmerie territoriale de Melen à Yaoundé, le 06 mars 2020, pour perte d'un important matériel, 01 pistolet automatique, et fait l’objet d'un procès-verbal de flagrance (PV no 192/2020 du 11 mars 2020), avant d’être placé en détention provisoire par le commissaire du Gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé à la Prison militaire de Yaoundé, pour violation de consignes et dissipation d’effets militaires. Il est né le 23 septembre 1995 à Mbassam II, arrondissement de Soa, et titulaire de la CNI no 100957911 du 21 février 2019 à Yaoundé;

- le Sergent Oumarou Abou Fadil (matricule T11/16829), précédemment en service à la BQG, déclaré déserteur depuis le 23 mars 2020 (Télégramme officiel n°200068/MP /RMIA1/BQG/1er BI du 19 mars 2020), pour avoir, sans autorisation ni relève, quitté son poste de garde à l'Imprimerie nationale, emportant avec lui son paquetage, sans arme ni munitions. Il est né le 1 er Janvier 1988 à Garoua, et titulaire de la CNI n° 1147884866 du 03 mars 2013 à Yaoundé;

- le Second-Maître Ewoundjo Elle Serges Hubert (matricule 11/13478), né le 04 novembre 1989 à Sangmélima, titulaire de la CNI n° 1104229338 du 05 janvier 2011 à Sangmélima, et précédemment en service à la Marine nationale. La procédure de désertion enclenchée en son temps à son encontre suit son cours.

Par ailleurs, les investigations ont permis d'établir que le présumé chef de gang, le nommé Ntanga Mogo Clément Didier alias « Tony », né le 19 septembre 1988 à Yaoundé, et détenteur de la CNI n° 110724721, délivrée le 29 septembre 2010 à Yaoundé, serait un dangereux repris de justice, multirécidiviste, plusieurs fois condamné à des peines de prison ferme, et actuellement recherché par la direction de la Police judiciaire à Yaoundé, qui a enregistré plusieurs plaintes de citoyens abusés par ce dernier.

Il convient de préciser pour ce qui est des militaires, que les procédures réglementaires, disciplinaires, et administratives prévues par les textes en vigueur dans les Forces de défense ont toutes été enclenchées dans les délais prescrits. Les enquêtes sécuritaire et judiciaire, du reste déjà ouvertes et conduites par la Division de la Sécurité militaire et la Légion de Gendarmerie du Centre, permettront de préciser tous les contours de ces graves agissements.

Le ministère de la Défense décline sa responsabilité pour les forfaits de ces hommes en rupture des liens organiques avec lui et complètement détachables du Service » .

Yaoundé, le 30 mai 2020

Le chef de Division de la Communication (é) Capitaine de frégate ATONFACK GUEMO

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