Culture

Prix Orange du livre en Afrique : un Marocain succède à Djaïli Amal

« C’est beau la guerre » de Youssouf Amine Elalamy a conquis le cœur du jury qui l’a sacré mardi dernier.

La guerre, l’effroi, le sang, peints par les mots, dans une fresque passionnante de l’écrivain et artiste marocain Youssouf Amine Elalamy. Son roman « C’est beau la guerre », coédité par Au Diable Vauvert et la maison marocaine Le Fennec en octobre dernier, a reçu mardi le prix Orange du livre en Afrique (Pola) 2020. Le jury présidé par l’Ivoirienne Véronique Tadjo de cette deuxième édition s’est dit conquis par la destinée du personnage central de l’œuvre, un jeune comédien quittant son pays pour fuir les combats et les catastrophes climatiques, avec comme seule possession, une poule. Tout au long de son expédition vers l’Europe, il croise des réfugiés, et des cadavres dont il retrace l’histoire, imagine la vie avant la détresse. Les thèmes de l’émigration et de l’exil couvrent le roman de Youssouf Amine Elalamy.

A 58 ans, cet auteur reçoit la consécration, par son livre écrit en arabe, en français ou en anglais, et traduit en plusieurs langues. Il succède ainsi à la Camerounaise Djaïli Amadou Amal, gagnante avec « Munyal, les larmes de la patience » de la toute première édition organisée en 2019. L’an dernier déjà, Elalamy était finaliste du Pola avec « Même pas mort » (Le Fennec). Il recevra une dotation de 10 000 Euros (plus de 6 millions de F) et une tournée promotionnelle de présentation de son ouvrage, entre autres présents. Organisé par la Fondation Orange en partenariat avec l’Institut Français, le prix Orange du Livre en Afrique récompense un roman écrit en langue française par un écrivain africain et publié par un éditeur basé sur le continent africain. 38 romans issus de 14 pays ont été réceptionnés. Six comités de lecture basés au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, au Sénégal et en Tunisie ont ensuite sélectionné les six finalistes : Abdellah Baïda, « Testament d’un livre » (Maroc), Ndèye Fatou Fall Dieng, « Ces moments- là » (Sénégal), Mostefa Harkat, « Le retour au Moyen-âge » (Algérie), Ahmed Mahfoudh, « Les jalousies de la rue Andalouse », (Tunisie), Paul-Marie Traore, « Jeu de dames », et enfin le lauréat 2020, Youssouf Amine Elalamy. Les jurés réunis autour de la présidente Véronique Tadjo étaient tirés parmi les femmes et les hommes de lettres émérites du continent et de France. Ce sont Djaïli Amadou Amal (Cameroun), Yvan Amar (France), Kidi Bebey (France), Yahia Belaskri (Algérie), Eugène Ebodé (Cameroun), Valérie Marin La Meslée (France), Nicolas Michel (France), Gabriel Mwènè Okoundji (Congo) et Mariama Ndoye (Sénégal). Ils ont choisi un écrivain rompu à la tâche, avec à son actif une dizaine de publications. En 1999, il avait obtenu le prix du meilleur récit de voyage décerné par le British Council International pour ses écrits en anglais .

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