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Politique

Journée internationale des casques bleus : le leadership féminin en débat

La faible représentativité au sein des missions de maintien de la paix était au cœur de la visioconférence tenue hier à Yaoundé.

Le 31 octobre 2000, le Conseil de sécurité des Nations unies à travers la résolution 1325 sur les femmes, encourageait la prise en compte de l’approche genre dans les opérations de maintien de la paix. Près de 20 ans plus tard, le sujet était de nouveau au centre des célébrations de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies. Hier au siège de l’Association africaine des formateurs de soutien à la paix (Apsta) s’est tenue une table ronde virtuelle sur le thème : « Les femmes dans le leadership du maintien de la paix : expériences et leçons ». 
De la réflexion contributive modérée par le Pr. Jean Emmanuel Pondi, en présence du Dr Cécile Oyono, la secrétaire exécutive de l’Apsta, il a été identifié les différents obstacles à la présence des femmes au maintien de la paix. En 2019, elles ne représentent que 4,7% des contingents militaires, 10,8% des unités de police, soit seulement 6% du personnel en uniforme. Dans la branche civile, elles sont 35% a occupé des postes de chefs de mission et adjoints. Des expériences camerounaise, nigériane, kenyane, malienne, ghanéenne et péruvienne, il apparaît que les obstacles sont d’ordre familiale et sociologique. Le départ de la femme pour des opérations de paix de longue durée n’est pas encore accepté dans son foyer et sa famille. Sur le plan institutionnel, la participation pleine et égale prônée par la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies fait l’objet d’une application discriminatoire des décideurs. A ces causes s’ajoute une dimension autocritique pointant le défaut de formation du personnel en amont des missions de paix. Sans oublier la barrière mentale de l’infériorité ou de l’incapacité à assumer des postes stratégiques de responsabilités. D’où le faible taux de candidatures féminines au niveau des pays contributeurs. 
Selon le Pr Jean Emmanuel Pondi, il y a 30 ans, 80% des victimes des conflits armés étaient des forces de défense et de sécurité. De nos jours, la tendance s’est inversée au détriment des civils avec au premier rang les femmes et les enfants. C’est la raison pour laquelle il a été recommandé de définir d’ouvrir de nouveaux curricula devant mieux outiller les femmes dans lesdites opérations. A l’instar de la protection de l’enfance et des civils, la négociation en tant de guerre et en temps de paix. Ceci devrait se faire en mettant à contribution, la grande expérience de certaines amazones dans le domaine. Aussi, il faudra accentuer la sensibilisation des femmes aux postes ouverts à l’international. A cet égard, il a été proposé la création d’un réseau (voire informel) de diffusion des opportunités en termes de missions de paix à l’international.   
 

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