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Mairie de Paris : trois prétendantes…un fauteuil

Dans les campagnes, les stratégies sont dévoilées en attendant le jour du vote le 28 juin.

La campagne pour les municipales en France bat son plein dans un contexte de déconfinement progressif. La vie reprend tout doucement son cours normal, la vie politique aussi et certains acteurs de poids sont déterminés à tirer leurs épingles du jeu. La mairie de Paris est convoitée par trois dames : Hidalgo, Dati et Buzyn. Trois femmes fortes, avec chacune un passé politique réel et une présence dans la vie publique connue. Anne Hidalgo du parti socialiste est la maire sortante qui n’entend pas céder sa place. Rachida Dati du parti Les Républicains est l’ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy. Et Agnès Buzyn, candidate de La République en marche est une ancienne ministre de la Santé d’Emmanuel Macron. Chacune espère avoir la victoire au soir du 28 juin. 
Une certaine opinion estime que Anne Hidalgo est la favorite par rapport à ses deux concurrentes. Au premier tour, elle s’en est tirée avec le meilleur score : 29,33% de voix. La maire sortante a noué une alliance avec David Belliard, le candidat d’Europe Ecologie-Les verts, arrivé 4e le 15 mars dernier avec 10,79% de suffrages. Cette alliance fait de la seule représentante de la gauche encore en lice, la candidate du social et de l’écologie. Leur programme commun prévoit la rénovation du logement social et la création d’une régie municipale Energie à Paris, entre autres. Elle propose aussi la limitation de la vitesse à 30Km/h dans Paris
Quant à Rachida Dati, au 1er tour, elle a enregistré 22,72% de voix. Convaincue qu’elle a encore toute ses chances, Rachida Dati appelle à la mobilisation. Sa campagne s’adresse d’abord aux électeurs de droite avec un programme qui plaide pour la police municipale armée, une politique tournée vers les familles. Elle propose par exemple, la suppression des tarifs les plus élevés dans les cantines.
La troisième candidate, Agnès Buzyn, c’est en pleine crise du Covid-19, qu’elle démissionne du ministère de la Santé pour remplacer Benjamin Griveaux comme candidate à la mairie de Paris. Elle trouve ainsi une excuse pour le score enregistré (17,26% de suffrage) et propose aux parisiens un plan de relance économique doté de 400 millions d’euros dont 170 millions pour un fonds de solidarité confié aux maires d’arrondissement.
Les trois dames ont avant tout, le mérite d’être au second tour dans une municipalité comme Paris. L’enjeu de la participation est donc déjà gagné d’autant plus que lors du premier tour, dans un contexte où le Coronavirus créait la psychose, le taux de participation au vote était estimé à 42,3% à Paris, en dessous de la moyenne générale 44,6% dans le pays. Si le déconfinement ne rassure pas encore et si la peur d’être contaminé pourrait clouer quelques électeurs à la maison, il n’en demeure pas que le nom de la maire sera connu le 28 juin.  
 

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