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Economie

Poulets : les prix à la hausse

Conséquence de la situation liée au covid-19 qui a permis un ralentissement des activités des producteurs.

Il a eu son heure de gloire dans les menus des ménages camerounais ces derniers mois. Le poulet était mangé à toutes les sauces. C’est que, du fait de la crise du covid-19 qui sévit au Cameroun, les frontières ont été fermées, les activités de restauration ont été mises en berne, de même que l’organisation de diverses cérémonies. Ce qui a conduit à un ralentissement des activités dans le secteur de l’élevage. Les prix du poulet ont alors connu une baisse considérable sur le marché. On en retrouvait à partir de 1800 F et partout. Sauf que si les ménagères se réjouissaient de cette situation, les producteurs la subissaient plutôt. « Les éleveurs ont eu des baisses de vente considérables. Au Cameroun, le poulet se vend beaucoup plus sur pied, donc il fallait rapidement écouler, sinon les dépenses devaient se multiplier. Ils ont perdu beaucoup d’argent parce qu’ils ont pratiquement bradé leurs produits », indique Appolinaire Kam, producteur. 
Mais la situation change ces derniers jours. Ce sont plutôt les ménagères qui vont davantage le ressentir. En fait, les prix commencent à remonter. Beaucoup de paniers très souvent pleins de poulets étaient pratiquement vides hier au marché Mvog-Ada. Même les « apatcheurs » qui généralement écument le marché semblent se tourner les pouces. « Il n’y a plus trop de poulets sur le marché et la clientèle se fait rare. Il faut quand même s’attendre à une pénurie, car ce n’est que dans trois mois environ qu’on aura encore le poulet en quantité sur le marché, une fois qu’on aura écoulé ce qui est disponible en ce moment », explique un vendeur qui a requis l’anonymat. C’est aussi dans ce sens que va Appolinaire Kam. « Les prix commencent effectivement à remonter et la situation va aller grandissante. Avec la baisse du prix du poulet, le rythme de mise en place des bandes de remplacement a chuté. Les producteurs de poussins d’un jour ont été obligés de les étouffer donc il faut s’attendre à vivre une situation peu reluisante pour la filière dans les prochains mois. »
 Toutefois, explique, ce producteur, si la demande continue d’être faible, cette situation de « pénurie » ne va pas se ressentir mais, si les activités reprennent normalement, notamment les mariages, les cérémonies et tout, cela va se ressentir. Nombre de vendeurs confient d’ailleurs que leurs fournisseurs sont en cessation d’activités pour le moment. Ils espèrent une relance effective des activités des acteurs du secteur hôtellerie et restauration mais aussi l’ouverture des frontières, le marché local n’étant pas leur seule cible. 
 

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