Politique

Équilibre de la balance commerciale : le Covid-19, une opportunité

Les voies et stratégies y relatives ont été explorées au cours du Conseil de cabinet présidé hier à Yaoundé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.

Dans le propos introductif qu’il a prononcé au cours du Conseil de cabinet qu’il présidait en l’auditorium de ses Services hier, Joseph Dion Ngute a d’emblée reconnu l’impact négatif de la pandémie du coronavirus sur la balance commerciale du Cameroun. Est-ce la raison de baisser les bras et sombrer dans le pessimisme ? Certainement pas ! Au regard des recommandations issues de cette rencontre et pour lesquelles, le Premier ministre, chef du gouvernement, a indiqué attacher du prix. Occasion donc pour le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana d’exposer à ses collègues, les voies possibles pour inverser la tendance. « Depuis l’arrivée de la pandémie du coronavirus, on assiste à une détérioration des échanges globaux de façon générale à travers le monde qui se manifeste par un rétrécissement de la demande, mais également par la chute des prix de la plupart des matières premières. Cela affecte le Cameroun. Cela affecte l’économie mondiale » a indiqué le ministre du Commerce. Pourtant pour le gouvernement, comme l’a souligné Luc Magloire Mbarga Atangana, la pandémie devrait être une opportunité que le Cameroun, comme du reste de nombreux Etats sur le continent, doivent saisir pour repenser sa stratégie économique et commerciale en procédant notamment à la relance de certains secteurs de production, en renforçant le dispositif industriel, en accentuant la transformation sur place des produits de notre terroir. Au rang de ces produits, figurent notamment les céréales, le riz, le blé, le poisson qui sont là les principaux postes qui plombent en réalité notre balance commerciale.
S’agissant spécifiquement du riz, sa production avait déjà été évoquée au cours du Conseil de cabinet du mois de février 2019. Des instructions avaient alors été données par Joseph Dion Ngute au ministre de l’Agriculture et du Développement rural pour explorer les voies d’une production locale accélérée et éviter une trop grande dépendance du Cameroun vis-à-vis de certains pays pour la consommation de ce produit. Hier, Gabriel Mbairobe est allé livrer le produit de la réflexion menée au sein de ce département ministériel. Sur les précisions apportées, l’on retiendra que la production de riz ne peut faire un grand bond en avant que lorsque les périmètres hydro-agricoles qui sont conduits par plusieurs projets comme le Plan d’urgence triennal (6 700 ha) à Zina, deux projets de la Banque mondiale qui permettront d’avoir 8 000 ha dans le Mayo-Danay et 11 000 ha dans la Bénoué pourront effectivement être utilisables. Pour le ministre de l’Agriculture, il s’agit d’avoir environ 50 000 ha pour une production qui devrait avoisiner les 400 000 tonnes par an.
Comme il est désormais de tradition au cours des rencontres gouvernementales, la situation de l’évolution de la pandémie du coronavirus a été faite par le ministre de la Santé publique. Malachie Manaouda a communiqué au chef du gouvernement et à ses collègues, les chiffres à la date d’hier. Soit 12 592 cas confirmés dans notre pays, mais avec un taux de guérison qui atteint déjà les 80%, avec malheureusement, 313 personnes décédées. Toutefois, a indiqué le ministre de la Santé publique, le Cameroun est plus que jamais rentré dans un processus qui devrait, à brève échéance, stopper les contaminations communautaires observées depuis quelques semaines.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps