Culture

Obsèques : Claude Ndam, à jamais

L’artiste fervent promoteur de la culture et du patrimoine national, a été inhumé le 27 juin dernier à Foumban, dans le Noun.

Il est arrivé, le temps des adieux à Claude Ndam, et à tout ce qu’il a apporté comme héritage à l’œuvre musicale et patrimoniale camerounaise. Le week-end dernier a donné lieu à des obsèques courues pour cet artiste de talent, parti le 12 juin dernier à l’âge de 65 ans, fier avocat de la culture Bamoun en particulier, et garant des richesses traditionnelles de manière générale. Vendredi, c’est à l’Hôpital central de Yaoundé que la levée de corps de l’artiste a eu lieu. Un instant difficile en émotions pour la famille et les proches de Claude Ndam, à double titre. En plus d’avoir perdu leur mari, père, frère, oncle et ami, ils doivent affronter au même moment la disparition de la mère de l’artiste, Elise Pemboura Ngoucheme, qui les a quittés seulement quelques jours après le décès de Claude Ndam. C’est dans une procession lente et lourde, que le cortège funèbre s’est ébranlé jusqu’au domicile familial au quartier Messa, situé non loin de l’Hôpital central. 
Les hommages et autres lamentations à l’artiste et à sa mère se sont enchaînés tout au long de l’après-midi de vendredi, avant le départ en soirée pour la ville de Foumban, dans le Noun, région de l’Ouest, où l’artiste a été inhumé samedi. Une étape solennelle dans les adieux à l’auteur du célèbre titre « U Nguo Ya », tenue en présence de Nkene Blaise Jacques, conseiller technique N°2 au ministère des Arts et de la Culture, représentant le Minac. Il conduisait une forte délégation de ce département ministériel, qui comptait Poupié Henri, délégué départemental des Arts et de la Culture du Noun. Tous ont reconnu le mérite de l’icône, qui de son vivant, a apporté conseils avisés et services rendus à la nation. Celle-ci lui a d’ailleurs été reconnaissante. Elle a fait de lui en 2016, un Chevalier de l’Ordre de la valeur pendant le Festival national des Arts et de la Culture (FENAC). 
Les obsèques de Claude Ndam avaient commencé jeudi, avec une veillée artistique. De nombreux musiciens et artistes d’autres disciplines, notamment l’humour qu’il a pratiqué à ses débuts dans l’univers artistique, étaient de la partie. Question de saluer avec ferveur la mémoire de celui qui, d’après son ami de longue date Ottou Marcellin, « n’hésitait jamais à venir soutenir un confrère lorsqu’il organisait une manifestation. Et ceci même au plus bas de sa forme. » Claude Ndam, né Ndam Njoupit Claude Alphonse et surnommé le « Griot moderne », s’en va après avoir embelli la musique de ses sonorités. Elles continueront d’œuvrer pour son ambition d’un Cameroun uni en tout point, malgré son impressionnante diversité culturelle.
 

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