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Economie

164 e session du conseil de la FAO : le Cameroun, voix de l’Afrique

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe a présenté les inquiétudes du groupe africain lors de la séance plénière tenue hier par visioconférence.

Pour la quatrième année consécutive, le Cameroun a pris part hier à la 164e session de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une première séance plénière qui s’est déroulée par visioconférence compte tenu du contexte sanitaire mondial de l’heure. Des travaux au cours desquels a résonné l’écho du Cameroun. C’était au moment de la discussion des nouveaux ajustements à apporter au programme de travail et de budget 2020-2021 de l’agence onusienne. Le ministre camerounais de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbairobe a pris la parole pour le compte du groupe africain.

Le Cameroun et ses pairs du continent ont exprimé leur soutien au Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, pour les réformes proposées. Toutefois, l’Afrique n’a pas caché ses inquiétudes quant au démantèlement des bureaux centraux en faveurs des bureaux décentralisés. « Nous sommes pressés de savoir si le nombre de bureaux régionaux ne va pas diminuer. Par ailleurs, l’Afrique va-t-elle continuer d’occuper une place prépondérante dans le dispositif de la FAO », s’est interrogé le Minader. A cet égard, le groupe africain a sollicité de la direction générale de l’organisation inter- nationale basée à Rome, des rapports fréquents « afin de de pouvoir suivre l’évolution de ces changements pro- fonds et importants ».

En ouverture de la plénière, Qu Dongyu a partagé avec les pays membres et observateurs au sein dudit conseil, sa vision d’une FAO inclusive, moins bureaucratique, transparente, dynamique, solidaire et efficace. Au-delà d’une nouvelle structure organisationnelle et programmatique pour atteindre cet objectif, il a évoqué la nécessité de ne pas opposer grands et petits agriculteurs. Les pays membres ont été invités à viser la sécurité alimentaire et à avoir une agriculture diversifiée qui doit générer des revenus. Une agriculture durable en adéquation avec les écosystèmes et faisant le lien entre la biodiversité et la diversité alimentaire. Les différents délégués vont tabler jusqu’à vendredi prochain sur l’intensité à donner au vent de changement envisagé .

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