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Politique

Préparation du budget 2021 : Paul Biya définit les grandes orientations

La circulaire du président de la République, rendue publique vendredi indique que le projet de loi de finances doit se préparer dans le respect des règles définies par le nouveau régime financier de l’Etat, en tenant compte de la lutte contre la pandémie

Elles tiennent en 86 points. Les directives du président de la République, contenues dans la circulaire adressée au Premier ministre, chef du gouvernement, aux membres de son équipe et aux gouverneurs de régions, et relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2021. Pour le président Paul Biya, « l’élaboration du budget de l’Etat pour l’exercice 2021 se fera dans le respect des principes définis par le nouveau régime financier de l’Etat et des autres entités publique et conformément aux dispositions du décret portant calendrier budgétaire de l’Etat ». Dans ce cas, la budgétisation par programme doit se poursuivre « afin de permettre une meilleure transparence et une allocation efficace des ressources publiques. Bien plus, le processus d’élaboration du budget de l’exercice 2021 s’inscrit entre autres, dans la poursuite de la mise en œuvre du plan de lutte contre le coronavirus. L’objectif recherché ici, de l’avis du chef de l’Etat, est l’atténuation de « ses effets socioéconomiques et faciliter le relèvement post-crise sanitaire », d’une part et d’autre part, dans « la mise en œuvre des premières réformes de la politique de développement économique, social et culturel de la Nation, sous-tendue par la Stratégie nationale de développement qui opérationnalise la seconde phase de la Vision de développement 2035 ».

Sur le contexte macro-économique

Le président de la République rappelle que la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2021 se déroule « dans un environnement international marqué par de fortes incertitudes tant sur la demande que sur l’offre globale, en relation avec la pandémie du coronavirus ». Une crise sanitaire qui a entraîné la chute des cours de certaines matières premières, à l’instar du pétrole, l’instabilité des marchés financiers et détérioration des termes de l’échange. Une situation qui a particulièrement un impact négatif sur l’espace CEMAC, dont la situation économique s’était timidement améliorée l’année dernière avec une croissance qui avait atteint 2,1%. Or d’après le chef de l’Etat, la dégradation du contexte international du fait de la pandémie devrait conduire la sous-région en récession en 2020. Toutefois, il est attendu « une reprise progressive dans la quasi-totalité des économies » en 2021. Au plan national, d’après le président Paul Biya, en plus des effets néfastes de la pandémie du coronavirus, le contexte demeure marqué par la persistance des crises sociopolitique et sécuritaire et la mise en œuvre du Programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international. S’agissant des hypothèses qui doivent sous-tendre la préparation du budget de l’Etat, elles prévoient un Produit intérieur brut (PIB) réel de 3,2% ; un taux d’inflation inférieur à 3% ; un déficit budgétaire global de l’ordre de 2,7% du PIB, y compris avec les dons et un déficit du compte courant, transferts publics inclus de 1,3%. Le tout sous réserve de la maîtrise de la pandémie.

Sur les priorités de l’Etat

Pour le président de la République, l’objectif majeur recherché en 2021 devra être la reprise de la croissance économique « afin de replacer le pays sur le sentier de l’émergence en jugulant les effets néfastes de la pandémie du coronavirus par la transformation structurelle de l’économie ». C’est ainsi qu’ au plan économique, il s’agira d’aller vers l’achèvement de la mise en service des grands projets de première génération, assurer la maintenance des infrastructures existantes ; assurer l’effectivité de la révolution agricole ; renforcer les infrastructures énergétiques pour mieux répondre aux besoins de l’industrie et des populations en rendant opérationnel les barrages hydro-électriques  et des centrales solaires destinées à l’électrification des zones rurales. Au plan social, le chef de l’Etat insiste sur le renforcement de la lutte contre l’exclusion notamment par une meilleure protection des personnes vivant avec un handicap ; l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base à l’instar de l’eau potable et de l’électricité ; la poursuite de la mise en œuvre de la Couverture santé universelle (CSU) par la définition des mécanismes concrets de prise en charge des couches les plus vulnérables ; faciliter la réintégration dans le secteur agropastoral, des personnes démobilisées dans le cadre du Comité National de Désarmement Démobilisation - Réintégration (CNDDR)… S’agissant des infrastructures, tout devra être mis en œuvre pour achever celles devant abritant le Championnat d’Afrique des nations 2021 et la Coupe d’Afrique des nations 2022. S’agissant de la gouvernance, le président de la République invite à poursuivre les efforts dans le sens de la réduction du train de vie de l’Etat. Sur un tout autre plan, il insiste sur la mise en conformité des comptes d’affectation spéciale avec la législation en vigueur. Pour cela, « la recherche des niches et la redynamisation du recouvrement de leurs recettes propres devient absolument nécessaire puisqu'ils deviennent leur seule source de financement. En fin de compte, tous les ordonnateurs sont invités à veiller à la présentation, pour toutes les dépenses inscrites dans le projet de loi de finances, « d’un plan prévisionnel d’engagement sur lequel sera basé la confection du plan de trésorerie de l’Etat », rappelle le président Paul Biya.

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