Energie électrique : Memve’ele injecte 30 MW de plus

Le ministre de l’Eau et l’Energie est descendu au poste de Mbalmayo vendredi dernier pour constater la réussite des travaux de raccordement avec le barrage.

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Du 04 au 06 juillet dernier, la centrale hydroélectrique de Memve’ele était en arrêt. Ceci pour la finalisation des travaux de raccordement de la ligne 225 Kilovolts en provenance de la centrale vers le poste 90/30 Kilovolts de Mbalmayo. L’objectif était d’accroitre la quantité actuelle d’énergie produite par la centrale de Memve’ele. C’est l’effectivité de ces travaux que le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Gaston Eloundou Essomba est allé constater vendredi dernier en compagnie des directeurs généraux de Electricity Development Corporation (Edc) et de la Société nationale de Transport de l’électricité (Sonatrel), principaux acteurs de cette opération. Ce travail confié à la Sonatrel en début d’année est donc une réussite. Et c’est d’ailleurs Victor Mbemi Nyaknga, directeur général de cette structure qui était le guide de la délégation.

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Après ces travaux, le réseau interconnecté Sud (RIS) reçoit depuis le 08 juillet, 30 Mégawatts de puissance supplémentaire à partir du barrage de Memve’ele, portant à 90 MW la puissance puisée de ce barrage. « La ligne qu’on utilisait permettait simplement d’injecter pas plus de 60 MW de puissance. Au niveau du gouvernement, nous avons réfléchi avec tous les acteurs notamment Sonatrel qui est chargée des questions de transport, Edc et l’unité même qui suit le projet. La ligne de transport étant déjà construite au-delà de Mbalmayo, on a pensé qu’il était possible de faire un ripage (déplacement) pour dévier cette énergie à partir d’un pylône non loin de Mbalmayo et pouvoir l’injecter au poste», a expliqué Gaston Eloundou Essomba. Les impacts de cette opération sont nombreux.

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Selon le Minee, ces 30 MW supplémentaires vont apporter plus de stabilité au système car la ligne précédemment utilisée créait une sorte de tension, ce qui avait des répercussions sur le transport de l’énergie. Aussi, les populations connectées au RIS peuvent-elles prétendre à une énergie plus stable. Il y a aussi des économies qui seront faites par l’Etat puisqu’avec cet ajout de puissance, les centrales thermiques de Yaoundé (Ahala et Oyomabang) ont été arrêtées. Elles serviront désormais de secours en cas de perturbations sur la ligne. En fait le coût du Kwh tiré de Memve’ele coûte 45 F alors que le même Kwh produit à partir de ces centrales thermiques coutaient pratiquement 200 F. Et c’est l’Etat qui payait le différentiel tarifaire, soit 155 F.

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