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Economie

Consommation : les prix du plantain flambent

Les régimes sont vendus entre 6000 et 8000 F, la main de cinq doigts est proposée à 1000 F dans la plupart des marchés de Yaoundé.

Quelque part au carrefour Mvog-Atangana Mballa à Yaoundé, une camionnette remplie de régimes de plantain vient de stationner. Elle est tout de suite assaillie par une dizaine de « bayam-sellam » qui se précipitent pour sortir les produits du véhicule. Les propriétaires du véhicule, deux dames, s’empressent de donner les prix des régimes aux revendeuses. Ils  varient entre 3500 F pour les petits gabarits et 10 000 F pour les gros. Amalia Amougou, l’une des revendeuses n’en revient pas. Selon elle, il est vrai que ce n’est pas la bonne période, mais à ce prix-là, c’est un peu trop. Surtout qu’en période normale, le même régime est vendu entre 4000 et 5000 F. « Si je l’achète, c’est pour le revendre à combien et à qui ?», interroge-t-elle, dépassée. A l’intérieur du marché, ce sont d’autres scénarii qui se jouent. L’on trouve surtout des tas de cinq doigts à 1000 F. Les plus petits sont proposés à 500 F. Difficile de trouver les doigts de 200 F. Et même si on finit par les trouver, ils sont déjà trop mûrs et noircissent à vue d’œil.  Les montants de gros régimes oscillent entre 7000 et 8000 F, les moyens sont proposés à 5000 et 6000 F. Les plus petits à 3000 ou 2500 F. 
D’après Gisèle Abena, revendeuse, cette situation va durer jusqu’en août. C’est depuis mai qu’on vit cette hausse des prix. A l’origine, la basse saison de production, les pluies qui rendent difficile l’accès aux zones de production et la flambée des coûts de transport. Il faut payer 500 F pour transporter un régime de plantain jusqu’à Yaoundé. « Le prix du transport a doublé depuis la pandémie. Pour arriver à Yaoundé, il faut louer le véhicule (15 000 F, contre 10 000 F maximum) et payer le carburant. De plus, la saison pluvieuse qui sévit en ce moment n’est pas pour faciliter les choses. « Pour que le véhicule arrive dans nos plantations, ce n’est pas évident. On tient compte de ces paramètres avant de fixer les prix», explique Marie-Ange Ngo Bikai, l’une des grossistes. 
Marie Noëlle M., une ménagère explique que pendant cette période, beaucoup de ménagères préfèrent souvent s’approvisionner en sacs de riz (moins coûteux et durable). Ayant une grande famille, il est impensable selon elle, d’acheter un régime à 3000 F. 
 

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