Contamination au coronavirus : les femmes moins touchées

L’analyse des rapports de situation épidémiologique du Centre des opérations des urgences de santé publique indique une prévalence féminine inférieure.

Le chiffre oscille entre 1,7% et 1,8%. C’est la différence dans les taux entre les hommes et les femmes touchés par le Covid-19 au Cameroun. Une inégalité devant la maladie, au regard de l’évolution de la courbe de contamination dans le pays. En effet, les 38 rapports publiés par le Centre des opérations des urgences de santé publique (Cousp), structure de coordination rattachée au ministère de la Santé publique, depuis la veille épidémiologique opérée au Cameroun en décembre 2019, permettent de constater quelques disparités de la maladie entre les femmes et les hommes. La 38e édition qui porte sur la période allant du 23 juin au 03 juillet, fait état d’un total de 3 504 femmes contaminées, contre 5 222 cas de sexe masculin. Soit une différence de 1 718 cas. La tendance est quasiment la même depuis la survenance du premier cas le 6 mars 2020.
La distinction des cas confirmés par sexe commence à être chiffrée dès la 16e sortie du rapport pour la période allant du 06 au 08 avril. Jusque-là, la distinction intervient en termes de pourcentages et montre quand même une faible représentation des cas confirmés de sexe féminin. Sur le site www.humanitarianresponse.info du Bureau de la coordination des affaires humanitaires où ces rapports sont disponibles, la courbe évolutive de la contamination penche en faveur des femmes. Sur trois mois, le sexe masculin a davantage été touché que son opposé. Autre constat sur la courbe évolutive, c’est la tranche d’âge 30-39 ans qui reste la plus touchée, autant chez l’homme que la femme. Elle est talonnée de près par les tranches 40-49 as et 20-29 ans. Cette répartition des cas confirmés au Cameroun par âge et par sexe révèle enfin que la tranche de 0 à 5 ans est relativement épargnée par la maladie. Même s’il subsiste certains cas.
A en croire des spécialistes, cette « inégalité » proviendrait de son système immunitaire.
Cette réalité est également perceptible dans les centres de prise en charge des malades du coronavirus. A l’Hôpital de district de Djoungolo à Yaoundé, l’espace dédié à la prise en charges des personnes malades a une répartition particulière. Deux compartiments pour les hommes et juste un pour les femmes. A l’Hôpital Jamot par contre, le ratio n’est pas aussi inégal. « Les patients sont dans des chambres individuelles. Et nous avons une répartition quasi équitable des espaces », indique le Pr. Mendimi Nkodo Joseph Marie, directeur de l’Hôpital Jamot de Yaoundé. Par ailleurs, pour les complications ne s’expriment pas différemment chez les patients. « Sans avoir mené une étude plus précise, les complications observées ne semblent pas être sexe dépendant, d’autant plus que les comorbidités objectivées vont varier d’un individu à l’autre », ajoute-t-il.
 

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