Transformation : le frémissement

Malgré le peu de moyens dont ils disposent, les producteurs ont opté pour la fabrication de farines locales, liqueurs, jus naturels et bien d’autres, avec les produits du terroir.

Le volet transformation a pris de l’ampleur dans la chaîne de valeurs du secteur agriculture et élevage. De plus en plus de producteurs ne se contentent plus de commercialiser leurs produits à l’état brut. Puisque la majorité des produits agricoles ont le potentiel d’être transformés en plusieurs produits dérivés, les acteurs ne s’en privent donc pas et font preuve de  beaucoup d’ingéniosité sur ce plan. Alain Minala, producteur basé à Douala pense que cet engouement des producteurs pour la transformation des produits du terroir n’est pas le fait du hasard. Beaucoup ont étudié le marché et compris que les Camerounais préfèrent de plus en plus consommer des produits locaux de bonne qualité. « Il y en a beaucoup», confirme-t-il. 


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Quelques petites entreprises sans grands moyens parviennent déjà à produire des boissons comme des liqueurs locales à base de produits agricoles (cacao, plantains, miel et autres) sans oublier des jus naturels issus de nombreux fruits (mangue, banane, papaye, ananas, goyave, corossol…) en bouteille ; des thés avec de la citronnelle, gingembre. Grâce aux produits transformés en farine locale, comme le manioc, le plantain, la patate, l’igname, et la pomme de terre, les producteurs confectionnent des chips, croquettes, brefs toutes sortes de friandises et autres pâtisseries. Le cacao fait aussi beaucoup parler de lui avec ses nombreux dérivés tels que du chocolat à croquer, pâte à tartiner, poudre et autres produits cosmétiques et pharmaceutiques. La charcuterie n’est pas en reste, avec  du poulet de chair, viande de porc et de bœuf, les producteurs font des produits fumés. Le saucisson de poisson est une autre nouveauté que certains producteurs font découvrir aux consommateurs. 


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Tous ces produits et bien d'autres, d'une disponibilité encore limitée, enregistrent toutefois un franc succès auprès du public camerounais. Selon Marie Solange Abodo, productrice ce dynamisme des entrepreneurs ruraux devrait stimuler davantage d'investissements étrangers dans le secteur de la transformation des produits agricole locaux, afin de couvrir la demande locale, et même d'exporter ces produits vers les marchés étrangers. Les acteurs ont également fait beaucoup d’efforts concernant les équipements de conditionnement, de stockage et de séchage. Les études menées par certains organismes sur la compétitivité de l'économie camerounaise, citent comme contraintes majeures à l'essor du secteur agricole les pertes après récoltes qui avoisinent les 30% de la production. 


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