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La paix par dessus tout !

Le décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et la démission du vice-président de la République, Daniel Kablan Duncan ont créé une situation inédite en Côte- d’Ivoire.

Amadou Gon Coulibaly avait déjà été désigné candidat du Rassemblement des houéphétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

De même, la démission de Daniel Kablan Duncan n’était pas à l’ordre du jour. Non seulement, il appartient au RHDP de désigner un nouveau candidat, mais il lui revient également de gérer les conséquences de la démission de Daniel Kablan Duncan.

Les Ivoiriens n’ont pas oublié que le RHDP, la coalition au pouvoir, était issue de la fusion du Rassemblement des républicains (RDR) du président de la République de Côte-d’Ivoire, Alassane Ouattara, et du Parti démocratique de Côte- d’Ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bédié. Cette coalition était si solide qu’elle a aisément remporté l’élection présidentielle de 2015. Malheureusement, le RHDP n’a pas pu résister face aux préparatifs de l’élection présidentielle de 2020. Henri Konan Bédié a pris ses distances vis-à-vis de cette coalition pour se concentrer sur son parti. Lequel l’a investi comme son candidat à la prochaine présidentielle. L’ancien président ivoirien a également exclu du PDCI tous les cadres demeurés fidèles au RHDP et donc à Alassane Ouattara, parmi lesquels Daniel Kablan Duncan, le président du Sénat, Jeannot Ahoussou, le secrétaire général de la présidence de la République, Patrick Atchi.

Pour sa part, le Front populaire ivoirien (FPI) n’a pas encore désigné son candidat à la présidentielle. Il demeure tiraillé entre les partisans de l’aile dure du parti incarnée par son fondateur Laurent Gbagbo et ceux de Pascal Affi Nguessan. Les uns et les autres se réjouissent de la libération des geôles de la Cour pénale internationale de l’ancien président de la République et du leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé. Les dirigeants de l’opposition se rencontrent souvent et évoquent notamment l’idée d’une candidature unique. Les partis politiques se meuvent ainsi dans un contexte où les préparatifs de la présidentielle demeurent marqués par quelques divergences portant notamment sur la composition de la Commission électorale indépendante, le toilettage du fichier électoral et la mise à disposition des cartes nationales d’identité aux citoyens en âge de voter mais qui n’en disposent pas encore. Toujours est-il que le devoir patriotique suggère aux acteurs politiques ivoiriens d’aplanir leurs divergences pour éloigner le spectre de la crise post-électorale de 2010. De sorte que la paix soit préservée

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