Culture

Cinéma : bienvenue au Cinéclub N’kah

La première session de cette plateforme de promotion des films locaux s’est tenue le week-end dernier à Yaoundé, entre projections et échanges.

« Kokodolokokoooo » ! C’est avec cette onomatopée de Mamy Kaba, personnage du film d’animation « Minga et la cuillère cassée » que les tout-petits ont exprimé leur joie et leur gratitude à l’endroit du comité d’organisation du Cinéclub N’kah et du réalisateur Claye Edou samedi dernier à la salle Sita Bella. Venus par dizaines, ils ont, pour certains, fait leurs premiers pas dans une salle obscure et d’autres y ont visionné pour la première fois un film camerounais. Ceci, grâce à la plateforme « Cinéclub N’Kah » de l’Association Tell And Be Africa (TABA), prônée par la réalisatrice et productrice camerounaise, Mary-Noël Niba.
Durant deux jours, le comité d’organisation de cet évènement qui se veut bimensuel a remis à l’affiche trois films qui ont fait scintiller les couleurs du Cameroun à travers le monde par leur qualité technique et artistique. Il s’agit du court métrage « Beleh » de Chista Eka, du film documentaire « Un amour pendant la guerre » d’Osvalde Lewat et du premier long métrage 3D entièrement produit au Cameroun « Minga et la cuillère cassée » de Claye Edou. Des productions récompensées à de nombreux festivals de par le monde et qui ont écrit de belles pages du cinéma camerounais.
Malgré les restrictions liées au Covid-19, le public a répondu présent à la première session du Cinéclub N’Kah. De quoi ravir la promotrice de l’évènement et son équipe. « Nous avons eu une cinquantaine de personnes qui étaient très engagées et qui étaient très contentes de voir ces films de haute facture. J’ai été touchée par les appréciations de personnes qui sont venues me dire que ça faisait longtemps qu’elles n’étaient pas allées en salle et ont eu l’occasion de voir des films de bonne qualité », a confié Mary-Noël Niba. La séance d’échanges entre le public et les professionnels de cinéma a aussi fait bien des heureux. « On va faire un cinéclub tous les deux mois pour commencer et pourquoi pas toutes les deux semaines. Tout va dépendre de l’adhésion du public. Nous avons besoin de spectateurs engagés, qui en redemandent. Et hier, ceux qui sont venus malgré les intempéries nous donnent envie de continuer », a conclu la promotrice. 
Au-delà de la projection des films, le public a également été outillé sur les différents métiers du cinéma. Mary-Noël Niba leur a indiqué qu’il n’y a pas que l’actorat dans l’univers du cinéma, comme le pensent les tout-petits. Le 7e art offre une bonne fourchette de métiers. Notamment, la réalisation, l’écriture de scénario, la distribution. A long terme, le Cinéclub N’kah organisera d’ailleurs une résidence d’écriture. 
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps