Politique

Elections régionales : ça s’annonce

Au niveau des partis politiques, des administrations et autres électeurs concernés, l’on assiste à certaine effervescence dans la perspective de la mise en place de ces collectivités territoriales décentralisées.

Depuis quelques semaines, il ne se passe plus de jours sans concertation des chefs traditionnels de telle ou telle contrée du pays dans la perspective de la tenue de prochaines élections régionales. Le 20 juillet dernier, en réaction à une instruction de sa hiérarchie, c’est un gouverneur de région qui demandait aux préfets de son unité de commandement de lui faire parvenir la liste des chefs traditionnels de leurs départements, ce en proposant l’érection de certaines chefferies, de pourvoir à celles qui avaient des sièges vacants et de régler les litiges relatifs aux contestations soulevées lors du choix des chefs. La semaine dernière, ce sont les chefs traditionnels de la ville de Yaoundé qui étaient réunis autour des membres du gouvernement originaires de la capitale camerounaise. Objectif de la rencontre, la préparation des élections régionales qui pourraient être organisées à une date qui devrait être fixée par le président de la République. Plus près de nous, lundi dernier, c’est le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul qui recevait une délégation de six chefs traditionnels Sawa sous la conduite du préfet du département du Wouri, Benjamin Mboutou. Au cœur des discussions de près de trois heures dans la salle des conférences du ministère de l’Administration territoriale, les préparatifs des élections régionales à venir. A ses interlocuteurs, le ministre de l’Administration territoriale a rappelé que si la convocation des différents collèges électoraux en vue de la mise sur pied des conseils régionaux relève de la compétence du président de la République, il était néanmoins urgent pour ces représentants du pouvoir traditionnel dans le département du Wouri, de se préparer en vue de faire face à la tenue de ce scrutin, une fois qu’il sera convoqué par qui de droit. Il faut rappeler qu’au regard des dispositions de la loi portant Code électoral, les représentants du commandement traditionnel sont élus par un collège électoral composé des chefs traditionnels de 1er, 2e et 3e degrés autochtones, dont la désignation a été homologuée, conformément à la réglementation en vigueur.
Mais les chefs traditionnels ne sont pas les seuls concernés par la mise sur pied de ces collectivités territoriales décentralisées. Comme eux, les conseillers municipaux qui sont électeurs dans le collège électoral chargé de choisir les délégués des départements. Et chez eux aussi les choses ont également bougé ces dernières semaines avec un recensement opéré au niveau des démembrements territoriaux d’Elections Cameroon (Elecam). S’agissant des chefs traditionnels justifiant de la qualité de conseiller municipal, il faut rappeler que conformément à l’alinéa 3 de l’article 248 du Code électoral, ils ne peuvent exprimer leur suffrage que dans un seul collège électoral. Du côté de l’organisme chargé du processus électoral et référendaire, l’on indique également être prêt à faire face à l’organisation de ce scrutin qui devrait être le premier du genre au Cameroun et qui permettrait de compléter l’ossature des collectivités territoriales décentralisées.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps