Economie

Conjoncture en Afrique centrale : la BEAC reste prudente

Le récent rapport de politique monétaire de l’institution examine les grandes tendances et l’évolution de l’environnement économique et financier dans la sous-région.


Dans son rapport sur la situation économique, financière et monétaire internationale rendu public il y a quelques jours, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) indique comment ses Etats membres ont été affectés depuis décembre 2019 par la pandémie du Covid-19. Une situation qui a poussé les pays de la sous-région à prendre un ensemble de mesures pour freiner l’hémorragie. Le Fonds monétaire international (FMI), planche sur un taux de croissance du PIB réel de l’Afrique Sub-saharienne de -3,2 % en 2020 mais qui augmenterait ensuite à 3,4 % en 2021. 
Concernant le taux d’inflation, il  reculerait de 8,4 % en 2019 à 8,0 % en 2020 et 7,1 % en 2021, et ce, en lien avec les faibles niveaux d’inflation dans les unions monétaires (UEMOA et CEMAC). Le Cameroun a par contre plus de chance parce que l’évolution de l’inflation au terme du premier trimestre 2020, se situe à 2,5%. Une analyse de l’inflation suivant les contributions des différentes fonctions de consommation montre aussi que le niveau général des prix a été fortement impacté à la fin mars 2020 par l’apport des fonctions « produits alimentaires et boissons non alcoolisées ». Les effets néfastes sur l’activité économique mondiale, conjuguée avec le recul des cours des principaux produits exportés par les pays de la CEMAC montrent également que la relance des activités productives de la sous-région a été ralentie pendant cette période à cause de la perturbation des circuits d’approvisionnement en produits importés imputable à la crise sanitaire dans les pays partenaires, principalement en Chine.
 Même si les effets de cette crise sur la situation des finances publiques et des comptes extérieurs ne sont pas encore pleinement mesurés, l’on indique que les pays de la sous-région n’ont commencé à subir les effets de la crise sanitaire liée à la pandémie, qu’à partir du mois d’avril 2020, en raison des décisions liées au confinement, à la fermeture des frontières et à la perturbation des relations commerciales sur le plan international, suites aux mesures plus strictes prises dans les autres pays partenaires. « Le redressement des finances publiques s’est par contre poursuivi au premier trimestre 2020, avant l’apparition d’un réel risque de dégradation à partir du deuxième trimestre 2020 », indique le rapport. Qui condense les données au 30 juin 2020. Pour ce qui est des comptes extérieurs, l’on indique qu’ils ont reculé au premier trimestre 2020, du fait de la persistance des vulnérabilités extérieures des pays de la CEMAC. En outre, les créances nettes sur les États et les avoirs extérieurs nets demeurent les principales sources de la création monétaire au premier trimestre 2020.
 

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