Société

Vivement les incitations !

Pour survivre à la crise, les entreprises doivent, pour ainsi dire, se réinventer. Avec le soutien de l’Etat.

Créer des champions nationaux. Ce vœu, le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) l’a émis il y a des années déjà. Il était question, dans la vision du mouvement patronal, que les pouvoirs publics œuvrent pour que des entreprises, des industries locales, accèdent à ce statut. Lequel leur permettrait d’aller à la conquête des marchés internationaux avec plus de sérénité. Ça, c’était avant l’apparition du coronavirus, avec son cortège de chamboulements. L’impact de la pandémie est tel que ce rêve de voir naître des champions nationaux pourrait ne jamais se concrétiser, relevant pour toujours du domaine de l’onirique. De fait, même des « sous-champions » pourraient manquer à l’appel si entreprises et autres industriels ne s’adaptent pas pour survivre à la crise.

Les spécialistes du développement personnel soutiennent que l’adversité contient toujours le ferment d’une nouvelle chance. Devant le tableau actuel, le précepte serait : trouver les opportunités face à la contrainte subie. A la vérité, les pistes ne manquent pas.

Face au coronavirus, de nombreux chercheurs et autres naturopathes ont proposé des solutions, et enregistré des résultats suffisamment encourageants pour que les pouvoirs publics s’y penchent. « Une cinquantaine de recherches sont en cours (…) Nous sommes dans une démarche d’accompagnement de la médecine traditionnelle », a indiqué le ministre de la Santé publique, Dr Malachie Manaouda, dans une interview au Poste national de la Crtv ce 5 août. De quoi augurer un rebond favorable dans le domaine de l’industrie pharmaceutique locale.

Dans la même veine, de nouveaux sillons peuvent être tracés dans le secteur de l’agro-industrie. La récession brutale dans laquelle est entrée la filière tomate, du fait de la fermeture inattendue des frontières, impose pratiquement le développement d’une chaîne de valeur pour cette culture. Comme pour d’autres. Il va sans dire qu’une telle transformation aura un effet « cercle vertueux » étendu, impactant positivement sur la production et la consommation locales.

Et un marché intérieur porteur apparaît comme le terreau idéal pour une économie en quête d’émergence. Dans cet écosystème pourrait se développer également l’industrie de services, avec un accent particulier sur le décollage du e-commerce, entre autres. Au final, s’il ne vient à personne l’idée de se réjouir de l’avènement d’une pandémie, c’est une épreuve qui impose de se surpasser, question de survie. De ce mal peut sortir un bien.

 

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