Société

Populations autochtones : leur combat contre le coronavirus

A l’occasion de la célébration de la journée dédiée ces communautés, le ministère des Affaires sociales se penche sur un plan d’actions pour renforcer leur résilience face à la pandémie.

La crise sanitaire, actualité de l’heure, n’épargne pas les peuples autochtones du Cameroun. Pour le ministère des Affaires sociales, la 26e journée internationale dédiée à cette frange de la population et célébrée hier, 9 août, s’est dressée comme l’occasion idoine afin de réfléchir à une meilleure stratégie visant leur résistance à la pandémie de Covid-19. Vendredi dernier à Yaoundé en prélude à cet événement, le ministre Pauline Irène Nguene lançait l’atelier de consolidation d’un Plan national de développement, mené par le Comité de suivi des programmes et projets impliquant les peuples autochtones. Au cours de cette cérémonie marquant la 7e session dudit Comité, tenue en présence d’Alim Hayatou, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé publique, chargé de la lutte contre les épidémies et les pandémies, le thème coiffant les activités de cette célébration 2020 : « Covid-19 et résilience des populations autochtones », a été décortiqué. 
Comme l’a rappelé le ministre Pauline Irène Nguene, « le thème retenu cette année est interpellateur à plus d’un titre. D’abord parce que la pandémie aggrave la situation précaire dans laquelle se trouvent aujourd’hui la plupart de ses communautés de par le monde. Celles-ci sont trois fois plus susceptibles de vivre dans l’extrême pauvreté, rendant plus difficile l’accès aux services sociaux de base. » La journée mondiale se donne donc pour objectif, la mobilisation de l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux autour de l’impératif de prévention des répercussions sociales, économiques et culturelles du Coronavirus sur ces regroupements. En somme, il est question d’évaluer les actions conduites en faveur des communautés Mbororos, Bakas, Bakola/Bagyelis et Bedzan, en matière de lutte contre la Covid-19, qui pour l’heure, faut-il le noter, n’ont pas encore enregistré de cas positif depuis la survenue de la pandémie sur le territoire national, mais ne sont pas pour autant à l’abri. 
Leur accès limité aux services de santé de qualité est un problème majeur dans un contexte où même les localités qu’on pourrait qualifier de nanties ne sont pas épargnées. A cela s’ajoute, leur installation dans des zones difficilement accessibles et géographiquement isolées, qui les rend encore plus vulnérables à cause du manque d’accès à l’eau potable, à l’assainissement, mais surtout aux informations sur les mesures barrières. « Il est nécessaire d’élaborer et de diffuser du matériel d’information dans les langues autochtones, y compris sous la forme de messages radiophoniques », a suggéré Pauline Irène Nguene. 
 

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