International

Mali : la Cour constitutionnelle installée

Ils ont prêté serment lundi dernier devant le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.

Les neuf membres de la Cour constitutionnelle du Mali ont prêté serment lundi dernier lors d’une audience solennelle présidée par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature. Ils ont été officiellement nommés par décret présidentiel vendredi dernier et ont été installés en présence d’une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par Goodluck Jonathan. La recomposition de la Cour constitutionnelle était une recommandation du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO, tenu le 27 juillet dernier sur la situation sociopolitique au Mali. 
Dans un contexte toujours surchauffé au Mali, Goodluck Jonathan a confié à la presse, après la cérémonie d’installation, son souhait que « les Maliens regardent dans la même direction afin de relever les défis du moment dont la paix, la sécurité, l’éducation, la santé ne sont pas les moindres ». 
Trois membres de cette Cour ont été désignés par le président de la République, trois par le bureau de l’Assemblée nationale et trois par le Conseil supérieur de la magistrature.
Amadou Ousmane Touré, 63 ans est le président de la Cour, élu à l’unanimité par les huit autres juges, dimanche dernier. Il s’est illustré dans la lutte contre la corruption lorsqu’il était à la tête du bureau du vérificateur général. « Amadou Ousmane Touré est vu comme un homme honnête et travailleur », selon un ancien haut fonctionnaire malien. Et Brahima Mamadou Koné, chercheur à l’Institut de recherche et de promotion des alternatives de développement en Afrique d’ajouter : « C’est un homme de dossiers ». 
L’un des premiers dossiers que va traiter cette institution rénovée est celui des 31 députés dont le sommet du 27 juillet avait exigé la démission mais qui s’accrochent à leur mandat. Un véritable casse-tête. L’équation se pose en ces termes : la Cour constitutionnelle devra-t-elle reprendre le contentieux électoral et se prononcer à nouveau sur les résultats provisoires des législatives publiées à l’époque par le ministère de l’Administration territoriale ?  Faut-il le rappeler, c’est une partie de ces résultats provisoires qui a été le détonateur de la crise politique actuelle. La résolution de cette équation serait une grande avancée dans le volet « élection » de la crise. 
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps