Culture

Livre : les derniers mots du Christ

Dans son ouvrage publié en 2020 chez Sopecam, l’Abbé Abraham Ndongo Minkala ressort la portée symbolique des ultimes paroles prononcées par le Christ.

Si le lecteur y jette un coup d’œil superficiel, il pourrait se croire face à une reprise du célèbre roman de Victor Hugo « Le dernier jour d’un condamné », tant les lettres et les mots sont en partage entre les deux titrailles. Mais une appréciation profonde de la première de couverture de l’ouvrage d’Abraham Ndongo Minkala, présentant le Christ dans ses ultimes moments de vie à Golgotha, signale tout de suite qu’on est face à une œuvre à la densité religieuse. « Les dernières paroles du condamné à mort », publié en 2020 aux Editions Sopecam, est une analyse de cette grande leçon d’humilité et de force léguée par le Fils de Dieu, alors qu’il passait ses minutes finales sur la terre. 
L’auteur, par ailleurs prêtre, curé de la Paroisse Toussaint de Mvan et docteur en théologie de l’Université de Navarra en Espagne, se focalise sur ce qu’il caractérise comme les sept paroles de Jésus. Il les recense en ces termes : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » ; « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » ; « Femme ! Voici ton fils… et Fils ! Voici ta mère » ; « Eli, Eli Lamma Sabacthani » ; « J’ai soif » ; « Tout est accompli » ; « Entre tes mains, je remets mon esprit ». En 188 pages, l’auteur les décortique et en tire l’essence qu’il veut transmettre comme mémoire de foi à tous les chrétiens. L’Abbé Abraham Ndongo Minkala s’appuie sur des travaux notables comme les actes des pontifes romains ou les textes issus du Concile Vatican II, pour étayer sa recherche, ainsi que sur de nombreuses études menées par d’autres biblistes. 
De l’avis du Cardinal Ricardo Blazquez, archevêque de Valladolid et président de la Conférence épiscopale espagnole, préfacier de l’ouvrage, il est question de « paroles divines et divinisantes » dans la mesure où elles donnent la possibilité de contempler la misère de l’homme face à la grandeur de Dieu. « Au moment où l’homme pense l’humilier, il se fait plutôt grand en choisissant de prononcer les paroles de charité à l’endroit de l’homme. L’ingratitude de l’homme vis-à-vis de Dieu ne le rend pas infidèle par rapport à l’alliance qu’il a tissée avec sa plus belle créature. C’est dans ce sens qu’il nous semble toujours très louable de méditer profondément sur les sept dernières paroles de Jésus », rappelle le préfacier. Un exercice de méditation auquel l’Abbé Abraham Ndongo Minkala invite toute personne à se livrer.
 

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