Résolutions du Grand dialogue national : il y a du concret

Le Comité de suivi a commencé l’évaluation hier à Yaoundé, sous la présidence du Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.

L’image n’était pas banale. Celle de l’archevêque émérite de Douala, Cardinal Christian Tumi, 90 ans, arrivant hier à l’auditorium des Services du Premier ministre sur des béquilles roulantes. Le membre du Comité de suivi des résolutions du Grand dialogue national a tenu à honorer, comme la quasi-totalité des membres de cet organe, à cette première rencontre. Une marque d’engagement pour le retour définitif de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Et c’est le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, par ailleurs président du Comité de suivi, qui a présidé les travaux.
L’instance créée le 23 mars 2020 par le président de la République est l’émanation du Grand dialogue national, tenu à Yaoundé du 30 septembre au 4 octobre 2019. Comme l’a rappelé le PM dans son propos liminaire, cette option de dialogue prise par le président Paul Biya en vue de la résolution de la crise dans ces deux régions, reste et demeure majeure. La rencontre historique de Yaoundé aura permis, s’est félicité Joseph Dion Ngute, de consolider la voie du dialogue et de l’échange entre les fils et les filles du Cameroun. C’est dans ce prolongement que le Comité de suivi a été mis sur pied. Elle est notamment chargé d’assurer le suivi de la mise en œuvre des recommandations du GDN telles qu’approuvées par le chef de l’Etat. Ce Comité travaille également dans le sens de « prendre des orientations stratégiques nécessaires à la mise en œuvre des recommandations du GDN ». Préserver la dynamique positive enclenchée lors du GDN, en vue de contribuer au bien-être des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de répondre aux aspirations profondes de l’ensemble des Camerounais. 
A l’heure de l’évaluation des résolutions du GDN, des faits majeurs retiennent l’attention, précisément dans le sens de l’accélération du processus de décentralisation. L’actualité s’y prêtant, le chef de l’Etat a signé mercredi, deux importants décrets en vue du déroulement harmonieux des élections régionales. Une phase-clé de la consolidation de la décentralisation qui s’ajoute à une batterie de mesures déjà prises, après le GDN. Il s’agit entre autres, du vote et de la promulgation de la loi portant Code général des Collectivités territoriales décentralisées, avec la suppression du poste de délégué du gouvernement, le statut spécial aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la création de la House of Chiefs,  de celle portant promotion des langues officielles. Sur un autre plan le président de la République a décidé de la libération et de l’abandon des poursuites judiciaire pendantes devant le Tribunal militaire, au profit de 333 personnes détenues dans le cadre de la crise dans les deux régions. Paul Biya a également créé le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration, tout comme l’Ecole nationale d’administration locale à Buea. Un plan présidentiel de reconstruction des deux régions est en branle, en tenant compte de leur statut de zone économiquement sinistrée.  Toutes ces mesures et bien d’autres, relevé le PM, visent le retour de la paix dans ces deux régions. 
En outre, le gouvernement a à cœur d’accompagner les populations déplacées et les réfugiés dans leurs villages respectifs. Le Comité de suivi poursuivra donc ses activités, en vue de la stabilité et de l’unité du Cameroun. 

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