Economie

Prix de la tomate : spectaculaire remontée

Le cageot qui coûtait entre 2500 F et 3500 F au mois de juin, est désormais vendu à 12000 F, du fait de la baisse de production.


La main sur la tempe, le regard hagard. C’est la mine qu’affichait hier, Houseini, vendeur de tomates au marché 8è, dans l’arrondissement de Yaoundé II. Et pour cause ? Les clients se font rares. C’est que, tout le monde se plaint des prix qui sont passés du simple au triple. « Le cageot de tomates est passé de 3000 F en juin à 12000 F depuis le début du mois de septembre », témoigne Hassan, vendeur de tomates. Moustapha, commerçant, explique quant à lui qu’il vendait le seau de cinq litres à 500 F et 1000 F en juin. Mais du fait de la rareté du produit sur le marché, je le vends désormais à 3000 ou 3500 F ». En parcourant les allées de ce marché où se vendent prioritairement les légumes (poivrons, oignons, etc), la hausse des prix s’est répandue dans l’ensemble du marché. « Il y a deux mois, je vendais 20 fruits de tomates à 400 F, mais compte tenu du fait que les agriculteurs ont déserté les champs, le produit est de plus en plus rare sur les marchés. Du coup, le peu qu’on trouve on ne peut que le vendre à 3000, voire 3500 F », renchérit, la mine serrée, Aïssatou, vendeuse de tomates.  
Autre lieu, réalité similaire. Au marché du Mfoundi aussi, les prix ont été revus à la hausse. Pour Moïse, commerçant, les raisons de cette hausse coulent de source : « Les producteurs ont contracté des prêts énormes pour investir en début d’année sans pouvoir faire des bénéfices, à cause de la fermeture des frontières instituée par le gouvernement pour protéger les populations contre le coronavirus ». Sauf que, poursuit-il, « n’ayant pas pu rembourser les prêts du fait des pertes sèches induites par la crise sanitaire, les jardiniers ont dû abandonner les champs, d’où la pénurie ». 
Par ailleurs, même si les saveurs des mets proposés dans les restaurants et autres ménages continuent de châtier les papilles gustatives des clients, la qualité et la quantité des sauces elles, ont connu une légère baisse. « Avec la hausse des prix de la tomate sur les marchés, je ne peux plus mettre cinq cuillerées de soupe dans un plat. Je préfère en mettre trois ou quatre pour limiter mes pertes », confesse Thérèse, tenancière d’un restaurant au marché Mvog-Mbi
 

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